« Quatorze années se sont écoulées depuis l’annonce du cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, et on ne sait toujours pas ce qu’il est advenu de quelque 4 000 personnes toujours portées disparues », dit le chef de la délégation du CICR en Azerbaïdjan, Martin Amacher. « Sans nouvelles du sort de leurs proches, ces familles sont constamment tiraillées entre espoir et désespoir. C'est pour elles une source de souffrance sans fin. »
L’accord-cadre sur les personnes portées disparues en relation avec le conflit du Haut-Karabakh permettra de recueillir des données détaillées auprès des familles des personnes disparues. Le but est de contribuer à identifier les proches disparus. Les données seront recueillies par des volontaires de la Société du Croissant-Rouge d’Azerbaïdjan formés à cette fin et seront transmises aux autorités pour les aider à procéder aux futures identifications.
L’accord a été signé le 14 avril par MM. Amacher et Eldar Makhmudov, ministre azerbaïdjanais de la Sécurité nationale et président de la Commission d’État sur les prisonniers de guerre, les otages et les personnes disparues, l’organe chargé de cette question.
Le CICR aide depuis longtemps les autorités à établir le sort des personnes portées disparues au cours du conflit. Ces dernières années, le CICR a fermement encouragé les gouvernements arménien et azerbaïdjanais, ainsi que les autorités de facto du Haut-Karabakh, à engager une action concrète afin d'obtenir des informations sur les personnes disparues, et à soutenir leurs familles qui sont en droit de savoir ce qu'il est advenu de leurs proches.
« Cet accord constitue une avancée importante dans le règlement de certaines conséquences à long terme du conflit sur un plan humanitaire, » dit Susana López, coordonnatrice protection du CICR en Azerbaïdjan. « La prochaine étape consistera à coopérer avec la Société du Croissant-Rouge d’Azerbaïdjan pour commencer à recueillir des informations détaillées et à aider les autorités dans le processus d’identification. »
Informations complémentaires :
Gulnaz Guliyeva, CICR Bakou, tél.: +994 12 465 63 34 ou +994 12 465 64 52
Anna Nelson, CICR Genève, tél.: +41 79 217 32 64