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Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
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19-08-2009  Éclairage  
Irak : un coup de pouce vers un avenir prometteur
En Irak, un nouveau programme d’assistance mené par le CICR aide les victimes de la guerre à devenir financièrement indépendants. Mohammed, qui a perdu une jambe dans un accident dû à une mine dans le nord du pays en 1991, en est l'un des bénéficiaires.


©ICRC/
Mohammed Salman Khaled
Mohammed Salman Khaled, est né en 1962. Il est marié et père de huit enfants âgés entre un et quatorze ans. Il a grandi dans un village de montagne situé à proximité de la frontière irako-turque, où il aimait à faire de la randonnée et à aller chasser.

Vers le milieu des années 70, la précarité des conditions de sécurité qui prévalaient dans la région a poussé Mohammed et sa famille à s’installer dans le district de Zakho (gouvernorat de Dohouk), loin des montagnes qu’il aimait tant. Là, il exerça divers métiers pour subvenir aux besoins de sa famille.

En 1991, les combats dont la région était le théâtre ont obligé la famille de Mohammed à quitter Zakho pour aller vivre à Dashtani, un camp pour personnes déplacées dressé à proximité de la frontière turque. C’est là que le drame se produisit, alors qu’un matin, Mohammed était sorti du camp de bonne heure chercher du bois de feu sur les collines avoisinantes, avec un membre de sa famille.

Aider les handicapés à subvenir aux besoins de leur famille

Les projets microéconomiques du CICR visent à aider les chefs de famille handicapés par suite du conflit à améliorer leur capacité à gagner leur vie.

Les bénéficiaires reçoivent une assistance matérielle (pas en espèces), parfois sous forme d’un stock de départ, pour qu’ils puissent ouvrir un petit commerce. Cette formule est censée produire des résultats plus rapidement.

En aidant les personnes handicapées à subvenir aux besoins de leur famille, ce programme aide aussi les soutiens de famille à reprendre confiance en eux et à reconquérir leur dignité.

Des projets de ce genre sont actuellement réalisés dans la région du Kurdistan irakien par la sous-délégation d’Erbil et le bureau du CICR à Dohouk.

« Tout ce dont je me souviens c’est qu’en l’espace de quelques secondes, je me suis retrouvé à terre, couvert de sang, la jambe droite arrachée. J’avais marché sur une mine. Après, j’ai perdu connaissance », explique Mohammed, la voix toujours emplie de chagrin et de douleur.

Un avenir sombre

La même nuit, le père de Mohammed mourut. « J’étais anéanti. Je me trouvais à l’hôpital et, à cause de mon état, je n’ai même pas pu assister aux funérailles de mon père. En quelques secondes, ma vie avait basculé », se souvient-il. En 1992, Mohammed a été équipé d’une jambe artificielle au centre d’appareillage orthopédique de Mossoul. Une nouvelle vie commençait pour lui : celle d’une personne handicapée promise à un avenir sombre.

Malgré son handicap, Mohammed a commencé à travailler comme gardien de nuit dans un centre commercial, mais cette activité s'est révélée trop dure pour lui. « Je devais rester debout ou marcher des heures durant, ce qui m’était très difficile. J’ai donc décidé d’abandonner ce travail au début de l’année. J’avais souvent rêvé de transformer une des pièces de ma maison en échoppe où je vendrais des petites choses à manger et des articles ménagers de première nécessité », indique-t-il. Mais il n’avait jamais eu les fonds pour se lancer.

En 2009, les choses ont changé. Un jour, Mohammed est allé consulter au centre de réadaptation physique d'Erbil, où il a été enregistré. En avril, il a reçu la visite de l’équipe responsable du programme de réinsertion socioéconomique récemment lancé par le CICR. Cela a été un tournant dans sa vie.

« Je leur ai parlé de l’idée d'ouvrir un commerce que j’avais en tête depuis des années, dit-il. Nous y avons réfléchi ensemble et ils ont décidé de me donner une chance. C’est ainsi que le CICR m’a fourni le stock de départ pour que je puisse démarrer. »

Ce coup de pouce a été décisif dans la vie de Mohammed.

« Aujourd’hui, j’ai mon commerce à moi ! L’argent qu’il me procure me permet de renouveler mon stock, ou même de l’accroître, ainsi que de subvenir aux besoins de ma famille. Je me sens à nouveau utile », conclut-il avec un sourire qui balaie des années de souffrances.




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19-08-2009