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Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
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18-09-2009  Le point sur les activités  
Irak : des attaques sans discrimination font de nombreuses victimes parmi les civils
En réponse aux explosions massives qui ont secoué le pays en août, provoquant des centaines de victimes à Bagdad et ailleurs, le CICR a rapidement envoyé des secours d’urgence aux structures médicales. Ce rapport fait le point sur ce sujet et sur d’autres activités conduites par le CICR en Irak en août 2009.

Aperçu

Pendant le mois d’août, des centaines personnes ont payé le prix d’attaques sans discrimination dans de nombreuses régions du pays. Les habitants de Bagdad ont été choqués par une vague d’explosions massives qui ont secoué la capitale, laissant derrière elles des centaines de victimes civiles en plus d’importantes pertes matérielles.

« Le degré d’insécurité en Irak reste élevé et ne devrait pas être qualifié de ‘normal’ ou d’inévitable », déclare Juan-Pedro Schaerer, chef de la délégation du CICR pour l’Irak. Dans les gouvernorats de Bagdad, Ninive et Diyala, de nombreux Irakiens craignent constamment pour leur vie, à chaque fois qu’ils sortent de chez eux, car tout le monde peut être touché, simplement en se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment.

Afin d’aider les structures médicales à gérer l’afflux de blessés, le CICR a fourni environ neuf tonnes de matériel chirurgical et autres équipements médicaux à l’hôpital universitaire de Bagdad, dans le gouvernorat de Bagdad, à l’hôpital général de Mossoul, à l’hôpital général Al-Hamdaniya et au centre de soins de santé primaires de Bartilla, dans le gouvernorat de Ninive, et à l’hôpital d’urgence de Dohouk.

Aider les familles à obtenir des informations sur leurs proches portés disparus depuis la guerre du Golfe de 1990-1991

Des centaines de milliers de familles en Irak désirent désespérément connaître le sort de ceux dont elles sont sans nouvelles depuis les conflits armés de ces dernières décennies. Les autorités compétentes doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir, conformément au droit international humanitaire, pour faire la lumière sur le sort des personnes qui ont été portées disparues dans les conflits armés et pour fournir aux familles toutes les informations qu’elles obtiennent.

Le sous-comité technique de la Commission tripartite, qui enquête sur les cas de personnes portées disparues lors de la guerre du Golfe de 1990-1991, a tenu sa 61e session en août au Koweït. La réunion, présidée par le CICR, rassemblait les membres de la Commission : l’Irak, le Koweït et la coalition (Arabie saoudite, États-Unis, France et Royaume-Uni). Les membres ont réitéré leur engagement à prendre toutes les mesures possibles pour honorer leurs obligations et fournir des informations qui pourraient contribuer à faire la lumière sur le sort des personnes portées disparues. Surtout, ils ont pris des mesures qui mèneront probablement à l’exhumation de sites qui ont été repérés en Irak et au Koweït.

Visites aux détenus et aide au maintien des liens familiaux

Le CICR visite régulièrement les lieux de détention pour observer le traitement réservé aux détenus et leurs conditions de détention. En août, les délégués du CICR ont visité les détenus :

  • en détention sous autorité américaine dans les camps de Taji et de Remembrance II, tous les deux dans le gouvernorat de Bagdad ;
  • dans le centre de détention pour mineurs de Tobji (gouvernorat de Bagdad) sous l’autorité du ministère du Travail et des Affaires sociales, au poste de police de Khalis (gouvernorat de Diyala) sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, et dans la prison fédérale de Fort Suse (gouvernorat de Soulaymaniya) sous l’autorité du ministère de la Justice ;
  • dans 10 prisons dans les gouvernorats d’Erbil, de Dohouk et de Soulaymaniya sous l’autorité du ministère des Affaires sociales et de diverses forces de sécurité dans le nord de l’Irak, notamment Asayesh.
Le CICR aide les détenus et leur famille à rester en contact en échangeant des messages Croix-Rouge, qui sont recueillis et distribués en coopération avec le Croissant-Rouge de l’Irak, et en fournissant un soutien financier permettant aux familles de se rendre à Basra, dans le sud du pays, pour visiter des proches détenus à Camp Bucca. En août, plus de 300 détenus ont reçu la visite de leurs proches et près de 4 750 messages Croix-Rouge ont été échangés à l’intérieur de l’Irak et avec d’autres pays.

Toujours en août, le CICR a aidé huit détenus étrangers libérés de la prison de Rusafa à Bagdad à prendre contact avec leurs ambassades respectives ou avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) afin d’organiser leur retour dans leur pays d’origine. Le CICR a directement facilité le rapatriement d’un Bengali, d’un Soudanais et d’un Palestinien, qui voulaient tous rentrer chez eux.
Soutien aux centres d’appareillage orthopédique

En plus d’apporter une assistance aux structures de santé, le CICR soutient 11 centres d’appareillage et de réadaptation physique gérés par le ministère de la Santé irakien en fournissant des équipements et des formations. En août, le CICR a octroyé des bourses de trois ans à deux Irakiens pour qu’ils suivent une formation en prothèses et en orthèses, élevant le nombre de bourses accordées à sept.

Fourniture de secours aux personnes déplacées et autres personnes vulnérables

En août, le CICR a distribué des colis de vivres, des sacs de riz, des assortiments d’articles d’hygiènes et des serviettes en quantité suffisante pour deux mois à quelque 15 600 personnes déplacées à l’intérieur de leur pays – principalement à des familles ayant à leur tête une femme – dans les gouvernorats de Bagdad, Diyala, Salaheddine, Dohouk et Erbil.

Le CICR apporte aussi un soutien aux projets générateurs de revenus et de moyens de subsistance qui permettent aux communautés de retrouver leur autonomie économique. Par exemple, plus de 2 000 travailleurs subviennent aux besoins de leur famille grâce au revenu qu’ils reçoivent pour réparer et nettoyer les canaux d’irrigation dans les gouvernorats de Diyala, Erbil et Kirkouk dans le cadre d’un programme « argent contre travail ».

Dans le gouvernorat de Kirkouk, le CICR a vacciné plus de 21 700 moutons et 5 850 chèvres contre la variole. Ces animaux constituent une source de revenus pour quelque 1 000 personnes.

Approvisionnement en eau potable

Les ingénieurs « eau » du CICR ont poursuivi leurs réparations et autres activités d’amélioration des infrastructures. En août, le CICR a :

  • terminé les réparations de la station de traitement de l’eau d’Al-Wathba à Bagdad, desservant quelque 100 000 personnes ;
  • installé une nouvelle pompe submersible sur le forage de Karez dans la ville de Khanaqin et l’a relié au réseau de distribution d’eau, accroissant l’approvisionnement en eau pour 660 habitants ;
  • nettoyé et stérilisé les citernes et réparé la salle d’opération de l’hôpital universitaire Al-Sadr à Najaf, qui compte 400 lits et dessert environ 546 000 habitants de la ville de Najaf et des villages des alentours ;
  • terminé la construction du centre de soins de santé primaires Al-Resalah, qui peut soigner environ 50 personnes par jour et dessert quelque 25 000 personnes dans le gouvernorat de Wasit ;
  • réparé deux incinérateurs à l’hôpital général de Basra, qui compte 600 lits ;
  • accru la capacité de pompage, réactivé les filtres et remplacé les unités de traitement chimique et les appareils électromécaniques de la nouvelle station de traitement de l’eau « Tikrit Stage II », dans le gouvernorat de Salaheddine, qui approvisionne en eau quelque 80 000 personnes ;
  • terminé la construction d’une unité d’urgence pour l’hôpital général d’Al-Hashimiya, qui compte plus de 100 lits, dans le gouvernorat de Babel ;
  • réparé la station de traitement de l’eau à Mandali, dans le gouvernorat de Diyala, améliorant la qualité de l’eau fournie à quelque 20 000 personnes, et recouvert la salle de radiographie du centre de soins de santé primaires de Mandali de plaques de plomb de protection, en plus d’y effectuer des travaux d’électricité.
De l’eau a été acheminée par camion à :
  • 4 500 personnes déplacées, à l’hôpital général Al-Imam Ali et à huit centres de soins de santé primaires à Sadr City, à l’hôpital général Al-Kindi, à l’hôpital universitaire Al-Yarmouk et à l’hôpital psychiatrique universitaire Al-Rashad, tous à Bagdad.
Promotion du droit international humanitaire

Rappeler aux parties à un conflit leur obligation de protéger les civils est un aspect fondamental du travail du CICR. L’institution s’attache en outre à promouvoir le droit international humanitaire auprès de la société civile. Dans ce cadre, une série d’exposés a été organisée pour divers publics dans tout l’Irak.

L’Irak est la deuxième opération du CICR dans le monde en termes d’ampleur. Plus de 90 expatriés et quelque 530 collaborateurs locaux à Bagdad, Basra, Najaf, Erbil, Soulaymaniya, Dohouk, Ramadi et Khanaqin répondent aux besoins urgents des civils touchés par le conflit.

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18-09-2009