19-11-2009 Le point sur les activités Irak : le CICR aide les plus vulnérables à gagner leur vie Le CICR apporte son soutien aux hôpitaux depuis la vague de bombardements qui a causé la mort de centaines d’Irakiens. L’institution a également mené toute une série d’autres activités humanitaires. Ce rapport fait le point sur les activités conduites par le CICR en Irak pendant le mois d’octobre. Les civils continuent de payer le prix fort, la vague de bombardements de ces dernières semaines ayant fait des centaines de morts. L’explosion qui a frappé Bagdad le 25 octobre a été la plus meurtrière des deux dernières années. Le CICR a travaillé en collaboration avec les autorités sanitaires irakiennes, apportant des fournitures médicales d’urgence afin d’aider le personnel médical à soigner les blessés dans les hôpitaux de tout le pays. Cleaning of an irrigation canal
La sécurité est toujours la préoccupation première de la majeure partie des Irakiens et même le simple fait de gagner leur vie les oblige à une lutte constante. La situation est particulièrement difficile pour les personnes handicapées, les femmes et les personnes âgées qui ont une famille à charge. Les femmes qui sont maintenant chefs de famille suite au décès, à la détention ou à la disparition des hommes qui gagnaient l’argent du foyer, ont souvent du mal à nourrir leurs familles au quotidien. Le CICR donne aux personnes les plus vulnérables la possibilité d’obtenir un revenu dans le cadre de programmes « argent contre travail », les faisant participer à des travaux agricoles, par exemple, ou à la réparation et au nettoyage des canaux d’irrigation. « Des canaux réparés transportent mieux l’eau et au bout du compte, ils contribuent à augmenter la production agricole et le rendement du bétail. Ils réduisent également les risques d’inondations pendant l’hiver », explique Julien Le Sourd, ingénieur du CICR responsable des activités « eau et assainissement » en Irak.
Suite aux dizaines d’années de conflit, l’accès à l’eau potable est toujours insuffisant dans certaines parties du pays. La sécheresse, les inondations et le mauvais état des infrastructures sont autant de facteurs qui ont contribué à l’appauvrissement des ressources en eau. « Jusqu’à récemment, nous devions acheter l’eau que nous buvions car l’eau des puits de surface était trop salée pour être bue », explique un villageois du gouvernorat de Ninawa, où le CICR a récemment rétabli l’approvisionnement en eau potable pour 5 000 personnes. Les installations terminées en octobre deviendront, à terme, la principale source d’approvisionnement en eau pour plus de 40 000 personnes dans la région.
Plus de 9 600 messages Croix-Rouge ont été échangés entre les détenus et leurs familles en octobre. Le CICR et le Croissant-Rouge irakien ont travaillé ensemble à garantir que les détenus et leurs familles puissent rester en contact et échanger des nouvelles familiales. Outre les visites aux détenus, le CICR propose ses services pour aider au rapatriement des détenus étrangers qui veulent rentrer dans leur pays d’origine une fois libérés. En octobre, le CICR a aidé cinq Saoudiens, un Palestinien et un Afghan à retourner dans leur pays à leur sortie de la prison de Rusafa, à Bagdad. Le CICR soutient également les efforts que les autorités pénitentiaires ont engagés afin de respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit irakien et du droit international, pour garantir le respect des droits fondamentaux des détenus et la prise en compte de leurs besoins. « Les détenus ont le droit de vivre dans des conditions décentes, de recevoir les soins de santé dont ils ont besoin et d’être traités avec humanité, quelles que soient les charges qui peuvent peser contre eux », déclare Carole Pittet, coordonnatrice des activités de détention du CICR en Irak. En octobre, le CICR a tenu un atelier de deux jours à Bagdad, en collaboration avec les ministères irakiens de la Justice et de la Santé, afin de débattre de questions liées aux conditions de vie et aux soins de santé dans les installations pénitentiaires irakiennes. Aider les familles à obtenir des informations sur leurs proches portés disparus depuis la guerre du Golfe de 1990-1991 Des centaines de milliers de familles irakiennes sont toujours dans l’attente de nouvelles de proches qui ont disparu pendant les conflits armés des dernières décennies. Seules les autorités sont en mesure de fournir des informations qui pourraient faire la lumière sur ce que sont devenues les personnes portés disparues. Elles doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir dans ce sens. Le sous-comité technique de la Commission tripartite, qui enquête sur les cas de personnes portées disparues en rapport avec la guerre du Golfe de 1990-1991, a tenu sa 62e session en octobre au Koweït. La réunion, présidée par le CICR, a rassemblé les membres de la Commission : l’Irak, le Koweït et la coalition (Arabie saoudite, États-Unis, France et Royaume-Uni). Depuis la dernière session, en août, les Irakiens ont pris des mesures, publiant notamment le nom des Koweitiens disparus dans les médias locaux. Les membres du sous-comité ont réitéré leur engagement à faire tout leur possible pour que le sort des personnes portées disparues soit établi. Soutien aux centres d’appareillage orthopédique Des dizaines d’années de conflit ont fait de nombreux handicapés en Irak. Leurs problèmes physiques sont aggravés par les difficultés psychologiques et le sentiment d’être un fardeau pour la famille. Le CICR fournit des équipements et des formations aux dix centres d’appareillage et de réadaptation physique gérés par le ministère de la Santé irakien, à un centre géré par le CICR à Erbil et à deux ateliers de fabrication de béquilles. En octobre, le CICR a entrepris des travaux de rénovation et installé de nouvelles machines au centre de réadaptation pédiatrique d’Helena à Erbil. Les améliorations permettront au centre de produire de meilleures orthèses pour les enfants. En octobre également, le CICR a tenu un séminaire à Erbil sur les orthèses des membres inférieurs pour les patients souffrant de problèmes aux genoux. Neuf techniciens de sept centres de réadaptation physique et instituts techniques de tout le pays y ont participé. Le CICR et le Croissant-Rouge irakien ont également fourni des fauteuils roulants à 50 patients du centre de réadaptation de Hilla, dans le gouvernorat de Babil. Aide aux personnes vulnérables Le CICR a continué de soutenir des projets générateurs de revenus qui permettent aux communautés d’être financièrement autonomes. En octobre :
Approvisionnement en eau potable et assainissement Les ingénieurs hydrauliciens du CICR continuent de travailler à réparer et rénover les infrastructures d’approvisionnement en eau de l’Irak. En octobre, le CICR a :
De l’eau a été acheminée par camion :
Conformément à son mandat, le CICR promeut le droit international humanitaire et rappelle aux parties qu’elles ont l’obligation de protéger les civils. En octobre, il a organisé des séminaires et des présentations sur le droit international humanitaire pour divers publics sur tout le territoire irakien. |