30-12-2009 Le point sur les activités Irak : les civils luttent au quotidien pour subvenir à leurs besoins En Irak, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) aide de multiples façons les individus et les communautés à retrouver leur autonomie économique. Compte rendu des activités du CICR dans le pays au cours du mois de novembre 2009. Les femmes luttent pour leur survie et celle de leurs proches lorsque les hommes de leur famille sont détenus, portés disparus ou tués. Dans une société où les femmes n'ont pas été élevées pour subvenir aux besoins de leur famille, le défi à relever est redoutable. Trouver du travail n'est pas une tâche facile. En coopération avec des organisations non gouvernementales locales, le CICR aide des ménages dirigés par des femmes à Bagdad, Najaf et Basra à toucher un revenu pour répondre aux besoins essentiels de leur famille. Au total, 23 projets ont été mis en œuvre à ce jour. « Avant d'avoir mon magasin, je cuisinais une simple soupe de tomates sans autre ingrédient pour mes trois enfants. Je n'avais pas les moyens de leur offrir un petit-déjeuner et je devais vendre ma ration de nourriture mensuelle pour gagner un peu d'argent, explique une femme qui tient aujourd'hui sa propre échoppe à Basra. Maintenant, mes enfants prennent un petit-déjeuner digne de ce nom avant d'aller à l'école. Ils mangent un bon repas à midi, et je peux même ajouter des lentilles ou des haricots et des épices à la soupe de tomates. »
Par ailleurs, le CICR a aménagé une zone ombragée dans la prison de Maaqal à Basra pour permettre aux détenus et à leurs visiteurs de se protéger de la chaleur éprouvante. En novembre, plus de 6 320 messages Croix-Rouge ont été échangés entre des détenus et leur famille. Le CICR a travaillé en collaboration avec le Croissant-Rouge de l'Irak pour permettre aux détenus et à leurs proches de rester en contact et d'échanger des nouvelles familiales. Aider les familles à obtenir des informations sur leurs proches disparus Des centaines de familles qui n'ont pas de nouvelles de leurs proches portés disparus à la suite de la guerre du Golfe (1990-1991) vivent dans une douloureuse incertitude depuis plus de 18 ans. Elles ont le droit de savoir ce qu'il est advenu de leurs êtres chers et seules les autorités sont en mesure de leur fournir des réponses. Dans le but de poursuivre les efforts déployés dans ce domaine, la Commission tripartite chargée d'enquêter sur les cas de disparitions survenues à la suite de la guerre du Golfe a tenu sa réunion annuelle en novembre au Koweït, sous les auspices du CICR. Des représentants de l'Irak, du Koweït et des États de la coalition (États-Unis, Royaume-Uni, France et Arabie saoudite) y ont assisté. Les membres de la Commission ont réaffirmé leur détermination à mener à bien leur tâche et à trouver des réponses pour mettre fin aux souffrances des familles. Durant la réunion, le cas d'un Irakien porté disparu a par ailleurs été élucidé. À ce jour, le travail de la Commission a permis de faire la lumière sur le sort de quelque 300 personnes portées disparues. Dans le cadre d'un partenariat technique entre le CICR et les autorités irakiennes, un conseiller médicolégal du CICR a été invité par le ministère des Droits de l'homme à assister à des exhumations dans plusieurs gouvernorats, notamment ceux de Nassiriya et de Basra, dans le cadre de fouilles effectuées pour localiser les sépultures des personnes portées disparues par suite de la guerre Iran-Irak (1980-1988) et de la guerre du Golfe (1990-1991). Assistance aux personnes vulnérables Le CICR continue de soutenir des projets générateurs de revenus, afin d'aider les communautés à retrouver une autonomie économique. En novembre :
Soutien aux centres d’appareillage orthopédique Le CICR fournit des équipements et dispense des formations à dix centres d'appareillage orthopédique et de réadaptation physique gérés par le ministère de la Santé irakien, à un centre géré par le CICR à Erbil, et à deux ateliers de fabrication de béquilles. En novembre, l'institution a organisé à Erbil un séminaire de cinq jours sur la fabrication de prothèses d'avant-bras au moyen de composants à base de polypropylène, un matériau résistant qui convient bien à ce genre d'appareils. Huit techniciens de six centres de réadaptation physique situés dans diverses régions du pays ont pris part à ce séminaire. En outre, le CICR a octroyé une bourse d'étude de quatre ans à un citoyen irakien, afin de lui permettre de suivre une formation d'orthoprothésiste dans une école réputée en Tanzanie. À l'heure actuelle, neuf Irakiens étudient à l'étranger – huit au Cambodge et un en Tanzanie – grâce à des bourses du CICR. Approvisionnement en eau potable et assainissement Les ingénieurs hydrauliciens du CICR continuent de réparer et d'améliorer les infrastructures d’approvisionnement en eau dans le pays. En novembre, le CICR a :
De l’eau a été acheminée par camion pour approvisionner :
Promotion du droit international humanitaire Conformément à son mandat, le CICR contribue à promouvoir le droit international humanitaire et rappelle aux parties qu’elles ont l’obligation de protéger les civils. En novembre, il a organisé une série de séminaires et de présentations sur le droit international humanitaire pour divers publics sur tout le territoire irakien. Il a également organisé un séminaire sur l'Islam et le droit international humanitaire à Najaf, sous les auspices de l'Université de Koufa, à l'intention de religieux d'institutions chiites et sunnites et d'universitaires de l'Euphrate central. |