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Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
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5-05-2009  Le point sur les activités  
Irak : les activités du CICR en février et mars 2009
Après quelques mois de calme relatif, une nouvelle vague de violence sanglante a causé la mort de centaines de civils en Irak au cours des deux derniers mois, tout particulièrement en mars. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) couvre certains des besoins les plus pressants du pays.

« Des attaques aveugles continuent de faire des dizaines de morts et de blessés chaque jour, malgré des améliorations des conditions de sécurité dans de nombreuses régions d’Irak », a déclaré Jakob Kellenberger, le président du CICR, au cours d’un séjour dans le pays – le premier depuis 2003 – qu’il a effectué du 15 au 20 mars. En se rendant sur place, M. Kellenberger voulait se faire sa propre idée de la situation humanitaire et s’entretenir avec des responsables politiques et religieux de haut rang.

Trouver ce qu’il est advenu des personnes disparues à la suite du conflit armé demeure une des priorités du CICR en Irak. Durant ses entretiens, le président du CICR a encouragé les autorités à intensifier leurs efforts en vue d’éclaircir le sort de ces personnes.

En mars, le CICR a organisé un cours d'anthropologie et d’archéologie médicolégales destiné à 80 employés de l’institut médicolégal et du ministère des Droits de l’homme. « Ce cours ne vise pas seulement à actualiser les connaissances des participants en matière d’outils scientifiques et techniques », a affirmé Andres Patino, un conseiller médicolégal du CICR. « Il devrait également les pousser à œuvrer au service de la communauté et à soulager la souffrance de nombreuses familles qui ne peuvent pas tourner la page si elles ne savent pas ce qu’il est advenu de leurs proches. »

Fin mars, le sous-comité technique de la Commission tripartite s’est réuni au Koweït pour poursuivre les enquêtes sur des cas non résolus de disparitions survenues à la suite de la guerre du Golfe (1990-1991).


Réinsérer les personnes handicapées dans la société

« Je suis si heureux d’avoir cette moto. Désormais, je peux travailler et nourrir ma famille. Je me sens tout simplement à nouveau utile », a confié Hassan Majid, un des 160 patients qui bénéficient d’un programme visant à aider les personnes handicapées à se réinsérer dans la société et la population active. La moto qu’il a reçue du CICR en février lui permet de se rendre au marché et d’y vendre des poulets.

Devenir handicapé d’un jour à l’autre entraîne des conséquences psychologiques dévastatrices non seulement pour la personne mais aussi pour sa famille. Quelque 65 % des patients du programme sont les principaux soutiens de leur famille. Si la réadaptation physique est le premier pas indispensable vers un retour à la normale, la réinsertion dans la société et la vie active est tout aussi importante.

En février et mars, le CICR a suivi l’évolution d’un programme pilote lancé en 2008 pour venir en aide aux personnes handicapées. « Notre objectif est de permettre à ces personnes de redevenir indépendantes financièrement et de se réinsérer dans la société », a déclaré Aslan Tukhuzhev, le délégué du CICR responsable du programme à Erbil. « Un handicap physique, qui constitue déjà une invalidité en soi, entrave aussi très souvent la capacité d’une personne à gagner sa vie et à soutenir sa famille. »

Le CICR aide les personnes handicapées à redevenir indépendantes financièrement en fournissant du bétail (dans 53 % des cas), en approvisionnant de petites entreprises, telles que des salons de coiffure (32 %), ou des artisans, tels que des tailleurs (14 %), et en distribuant des semences et des outils pour les travaux agricoles (1 %).

Soutenir les centres de réadaptation physique

Le CICR a fait un don (trimestriel) à huit centres de réadaptation physique et à un atelier de fabrication de béquilles géré par le ministère de la Santé. Parmi les articles donnés figuraient la plupart des pièces nécessaires à la fabrication de prothèses, d’orthèses et de béquilles de qualité destinées à des handicapés physiques à travers l’Irak.

L’institut technique de prothésistes et d’orthésistes de Bagdad, géré par le ministère de l’Enseignement supérieur, reçoit également un soutien régulier du CICR. Sous la direction de leurs professeurs, les 40 étudiants de l’institut fabriquent des prothèses pour répondre aux besoins des patients.

Fournir une assistance d’urgence pour les victimes d’explosions

À la suite des nombreuses explosions qui ont fait beaucoup de victimes civiles en février et mars, le CICR a fourni plus de cinq tonnes d’articles d’urgence à des hôpitaux pour les aider à faire face à ce très lourd bilan. L’hôpital général d’Al-Musayyab et l’hôpital général d’Al-Hashimiya (gouvernorat de Babel), l’hôpital général d’Abou Ghraib et l’hôpital général Imam Ali (gouvernorat de Bagdad), et l’hôpital général de Kalar (gouvernorat de Soulaymaniya) ont reçu des articles médicaux à usage unique et des médicaments pour traiter 250 blessés.

Des pansements, du matériel de suture et du matériel pour perfusion ont également été fournis à l’hôpital général de Kalar (gouvernorat de Soulaymaniya) et à l’hôpital général de Jaloula (gouvernorat de Diyala).


Améliorer l’approvisionnement en eau et les soins de santé

Le CICR poursuit ses activités visant à améliorer l’approvisionnement en eau et les soins de santé. Les autorités ont déployé des efforts considérables dans ces domaines, mais il faut faire plus pour garantir que les besoins essentiels soient couverts. Les secours d’urgence que le CICR est en mesure de fournir ne répondent pas à l’ensemble des besoins.

Durant les deux derniers mois, le CICR a :

  • procédé à des travaux pour améliorer l’approvisionnement en eau de 3 500 personnes dans le village d’Aqra (gouvernorat de Dohuk), à la suite de la sécheresse ;
  • creusé un puits de 200 m de profondeur, fourni et installé un ensemble complet de pompes submersibles, et construit une salle d’opération dans la station d’eau du village d’Al-Mnizla desservant 4 000 habitants du gouvernorat de Kirkouk ;
  • creusé un forage, construit une salle d’opération, fourni et installé une pompe submersible et des chlorinateurs dans la station d’eau de la région d’Azadi desservant 2 000 habitants du gouvernorat de Diyala, et relié l’ensemble de l’installation à une ligne électrique ;
  • fourni des pièces électriques de rechange à la station de pompage-relais de Najaf (gouvernorat de Najaf) ;
  • fourni et installé trois pompes desservant 34 000 habitants dans la station de pompage-relais d’Al-Kalak (gouvernorat de Muthana) ;
  • fourni des nouvelles pompes submersibles équipées de démarreurs, qui sont destinées à desservir 3 000 personnes et seront installées par la direction générale des Eaux.

Dans les hôpitaux et les centres de soins de santé primaires, le CICR a :
  • augmenté la capacité de stockage de l’eau, amélioré le système d’assainissement et les installations électriques, et construit un nouvel incinérateur dans le centre de soins de santé primaires d’Al-Hatmiyah, qui traite environ 40 patients par jour et couvre les besoins de quelque 10 000 habitants, et dans celui de Yathrib, qui accueille 300 patients par jour et couvre les besoins de 80 000 habitants, dans le district de Balad (gouvernorat de Salaheddine) ;
  • fourni et installé, à l’institut médicolégal de Bagdad, cinq nouveaux frigos mortuaires pouvant accueillir 60 corps et équipés de deux générateurs ;
  • rénové les systèmes électriques, fourni des meubles de base, et effectué d’autres aménagements aux centres de soins de santé primaires d’Albu Hayat, d’Al-Haqlaniyah, d’Aloos et d’Al-Hasa, qui, à eux tous, traitent 270 patients par jour, dans le district de Haditha (gouvernorat d’Anbar).

Éclaircir le sort des personnes disparues

Fin mars, au Koweït, le CICR a présidé la 59e réunion du sous-comité technique de la Commission tripartite, qui enquête sur des cas non résolus de disparitions survenues à la suite de la guerre du Golfe (1990-1991). Créée en 1991, la Commission tripartite est composée de représentants de l’Irak, du Koweït et de quatre membres de la coalition de 1991 (Arabie saoudite, États-Unis, France, Grande-Bretagne). Le sous-comité technique a été mis en place en 1994 pour permettre aux mêmes parties de travailler de manière plus concrète, au cas par cas.

Sur les 1 431 cas de disparitions traités dans le cadre de la Commission, 304 ont été résolus, dont 66 concernant des Irakiens.

Le CICR a exhorté les parties à intensifier la recherche de renseignements concrets sur tous les cas non résolus, soulignant la nécessité de mettre un terme à l’angoisse des familles qui attendent toujours des informations sur le sort de leurs proches disparus.


Visiter les détenus

Le CICR visite régulièrement des détenus pour évaluer le traitement qui leur est réservé et leurs conditions de détention. En février et mars, des délégués du CICR ont visité plus de 10 300 détenus dans neuf lieux de détention sous l’autorité du gouvernement irakien :
  • Al-Rusafa, Kademiya et Harithya à Bagdad, Maaqal et Mina à Basra, et Fort Suse à Soulaymaniya, sous l’autorité du ministère de la Justice ;
  • le commandement opérationnel de Basra, sous l’autorité du ministère de la Défense ;
  • le poste de police d’Al-Shamali, à Ramadi, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur ;
  • le centre de détention pour mineurs de Tobji, à Bagdad, sous l’autorité du ministère du Travail et des Affaires sociales.
    Début février, le CICR a effectué une visite au centre d’internement américain à Camp Bucca, dans le sud de l’Irak.

    Dans les trois gouvernorats du nord de l’Irak, le CICR a visité plus de 1 960 détenus dans sept lieux de détention.

    Le CICR continue de prendre en charge les fais de déplacement des familles qui visitent des proches détenus à Camp Bucca. En février et mars, les familles de plus de 9 600 détenus ont bénéficié de cette aide.

    En outre, le CICR, avec le concours du Croissant-Rouge de l’Irak, a permis l’échange de 28 000 messages Croix-Rouge entre des détenus et leur famille à l’intérieur et hors du pays.

    De plus, le CICR a organisé le rapatriement d’un Afghan libéré après avoir été détenu par les autorités kurdes.

    Faire connaître le droit international humanitaire (DIH)

    Le CICR a poursuivi ses activités visant à promouvoir le respect du droit international humanitaire auprès des forces armées et de sécurité en Irak, pays qui est partie aux Conventions de Genève depuis 1956. L’objectif est de rappeler à tous les porteurs d’armes qu’ils ont l’obligation d’épargner ceux qui ne participent pas ou plus aux hostilités.

    Le CICR mène ses activités humanitaires en Irak sans interruption depuis 1980.
    ©ICRC/S. Suad
    Centre de réhabilitation physique du CICR à Erbil. Un patient apprend à marcher avec ses nouvelles prothèses.
    ©ICRC/H. Y. Gorges
    Dans les environs d'Erbil. Cet homme handicapé a reçu du CICR une moto pour l'aider à gagner sa vie.

    ©ICRC/J. Hamami
    Bagdad. Durant un cours de médecine légale organisé à l'intention de 80 fonctionnaires du gouvernement.

    ©ICRC/K. H. Moder
    Gouvernorat d'Erbil. Séminaire de promotion du DIH à l'intention des forces armées organisé par le CICR.

    Carte des programmes "eau et habitat" mis en oeuvre par le CICR en Irak.

    Autres documents dans cette section :
    Dans le monde > Moyen-Orient et Afrique du Nord > Irak 


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