« Il y a 20 ans, les médecins se rendaient dans un pays en guerre et soignaient les blessés », déclare avant la réunion Marco Baldan, chirurgien-chef du CICR. « Aujourd’hui, dans des endroits comme le sud de l’Afghanistan et le centre de l’Irak, c’est tout simplement impossible. »
Quelque 35 chirurgiens et infirmiers venus du monde entier participeront au séminaire, qui se tiendra à Genève du 28 au 30 mars, afin de passer en revue les meilleures pratiques en matière de traitement des blessés de guerre avec des experts du CICR et d’autres spécialistes.
Non seulement les chirurgiens doivent se battre pour approcher les blessés, mais les blessés eux-mêmes se trouvent souvent dans l’impossibilité de se rendre à l’hôpital en raison du coût, de la distance ou de l’insécurité qui règne. « Quand des gens sont blessés loin d’un hôpital et qu’il y a des affrontements dans les rues, ils doivent souvent attendre plusieurs heures avant de se faire soigner », explique Mohammed Yussuf Hassan, un des rares chirurgiens qui travaillent à Mogadiscio, la capitale somalienne. « Alors généralement, leurs blessures s’infectent, et il devient plus compliqué de les traiter. »
Dans de nombreux pays où le CICR travaille, les services de soins médicaux sont limités ou inexistants même en temps de paix. Lorsqu'un conflit armé éclate, qu’il détruit les structures et provoque le départ du personnel médical, les choses empirent encore. « Les services de santé sont souvent parmi les premiers touchés par la guerre, relève le docteur Baldan. Au milieu des combats, les équipes chirurgicales du CICR soutiennent ce qu’il reste des structures médicales locales, en utilisant des techniques et des équipements adaptés aux circonstances. »
Les séminaires sur la chirurgie de guerre organisés chaque année par le CICR, qui s’appuient sur son expérience de 30 années de soins prodigués à plus de 100 000 blessés de guerre, comptent parmi les principaux lieux au monde où s’échangent les connaissances sur le traitement et la gestion des blessés de guerre. Des chirurgiens, des anesthésistes, des infirmiers et d’autres spécialistes militaires ou civils y participent.
Les plus grandes opérations du CICR dans le domaine de la chirurgie sont menées en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, au Soudan, en Afghanistan, en Somalie, en Irak, dans la République démocratique du Congo et au Tchad.
Pour toutes Informations complémentaires ou interviews de chirurgiens du CICR :
Marçal Izard, CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 58 ou +41 79 217 32 24