Journée internationale des disparus 2011
26-08-2011 Événement
Les familles qui cherchent à savoir ce qu'il est advenu de proches disparus lors de conflits armés ou d'autres situations de violence endurent d'énormes souffrances. Beaucoup reste à faire pour aider les centaines de milliers de familles de personnes disparues. Dans le cadre de la Journée internationale des disparus, le CICR attire l’attention du monde sur la situation de ces familles, en mettant l’accent sur l’action que l’institution entreprend pour les aider.
Information
Où : À travers le monde
Quand : 30.08.2011 - 30.08.2011
Qu’est-ce qu’on entend par « personne disparue » ?
On entend généralement par personnes disparues, les personnes dont la famille est sans nouvelles, et/ou qui, selon des informations fiables, ont été déclarées disparues en raison d’un conflit armé – international ou non international – ou d’une situation de violence interne, de troubles intérieurs ou encore de toute autre situation qui puisse requérir l’intervention d’une institution neutre et indépendante (voir Les personnes disparues : guide à l'usage des parlementaires, CICR, 2009).
Quels sont les pays dans lesquels le CICR travaille sur la question des personnes disparues ?
Actuellement, le CICR travaille sur le problème des disparitions de personnes dans des dizaines de pays de toutes les régions du monde, notamment :
En Afrique : Érythrée, Éthiopie et Sénégal.
Dans la région Asie et Pacifique : Kirghizistan, Népal, Sri Lanka et Timor-Leste.
En Europe : Arménie, Azerbaïdjan, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Croatie, Fédération de Russie, Géorgie, Ex-République yougoslave de Macédoine et Serbie (Kosovo).
Dans les Amériques : Argentine, Chili, Colombie, Guatemala, Mexique et Pérou.
Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : Iran, Irak, Israël, Jordanie, Koweït et Liban, ainsi que les cas de disparitions en lien avec le conflit du Sahara occidental.
Le cadre juridique
La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées (2006), qui est entrée en vigueur en 2010 pour les États parties, couvre les cinq domaines d'action prioritaires définis à la Conférence internationale d'experts gouvernementaux et non gouvernementaux sur les personnes disparues, tenue à Genève en 2003, à l'invitation du CICR.
Ces cinq domaines d’action, qui ont aussi été repris par d’autres instances internationales, sont les suivants :
- Prévention des disparitions
- Détermination du sort des personnes portées disparues
- Gestion de l’information et traitement des dossiers des personnes portées disparues
- Gestion des restes humains et de l’information sur les morts
- Soutien aux familles des personnes portées disparues
Pour de plus amples informations, voir : Rapport du CICR : Les personnes portées disparues et leurs familles.
En date du 17 août 2011, seuls 29 États étaient parties à la Convention et 88 États l'avaient signée. Les États ont l'obligation d'élucider le sort des personnes disparues dans le monde entier. Pour s'acquitter de cette obligation, ils doivent notamment incorporer les dispositions du droit international humanitaire relatives aux personnes disparues dans leur législation nationale. Le CICR est disposé à les aider dans ce processus.
Le CICR recommande que les États qui ne l'ont pas encore fait consultent les documents suivants : Principes directeurs / Loi type sur les personnes portées disparues et Les personnes disparues : guide à l'usage des parlementaires.
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