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Faits et chiffres : le CICR en Libye

16-02-2012 Faits et chiffres

Secours d’urgence

En 2011, le CICR et le Croissant-Rouge libyen ont distribué quelque 80 000 colis alimentaires et 85 000 kits comprenant d’autres articles de première nécessité à plus 300 000 personnes déplacées ou de retour chez elles.

Soins de santé

  • Depuis le début du conflit, le CICR a fourni des secours médicaux à 68 hôpitaux, notamment des articles destinés à soigner jusqu’à 3 250 blessés par armes, des instruments chirurgicaux, du matériel de pansement et des médicaments pour traiter diverses maladies chroniques.
  • Pendant le conflit, le CICR a évacué 122 blessés nécessitant de toute urgence un traitement médical (ainsi que 54 proches les accompagnant), travaillant parfois en coopération avec le Croissant-Rouge libyen.
  • Le CICR a déployé quatre équipes chirurgicales mobiles pendant le conflit, les deux premières à Benghazi et Ajdabiya fin février, les deux autres fin août à Tripoli puis dans le Djebel Nafoussa (Yefren). Ces équipes ont assisté les chirurgiens libyens dans la prise en charge des blessés de guerre.

Gestion des dépouilles mortelles

  • À Tripoli, Ajdabiya, Brega et Syrte, ainsi que dans le Djebel Nafoussa, le CICR a dispensé des formations aux bonnes pratiques d’enlèvement et de gestion des dépouilles mortelles.
  • L’institution a aussi apporté un soutien médicolégal à Al Qalaa, dans le Djebel Nafoussa, où une fosse commune renfermant 35 corps a été découverte.

Eau et habitat

  • Le CICR a fourni des pompes, des transformateurs, des tuyaux, des câbles et d’autres types de matériel destinés aux systèmes d’approvisionnement en eau et en électricité desservant 400 000 déplacés internes et résidents touchés par le conflit.
  • Quelque 20 000 personnes vivant dans des camps ont en outre bénéficié de la mise en place d’installations sanitaires et d’approvisionnement en eau qui faisaient cruellement défaut.

Enlèvement des engins explosifs et sensibilisation à la menace qu’ils représentent.

  • En 2011, le CICR a procédé à l’enlèvement de plus de 2 000 engins non explosés et de plus de 1 000 munitions pour armes légères dans les régions d’Ajdabiya, de Brega, de Bani Walid, de Syrte et du Djebel Nafoussa.
  • L’institution a formé environ 300 volontaires du Croissant-Rouge libyen et autres volontaires communautaires à la diffusion de messages simples sur les risques découlant des restes explosifs de guerre.

Visites aux détenus

  • En 2011, le CICR a effectué 225 visites à quelque 14 000 personnes dans 100 lieux de détention et fourni des articles d’hygiène pour 10 000 détenus.
  • Fin 2011, après la libération de détenus et la fermeture de certains lieux de détention, le CICR visitait encore 8 500 détenus dans 68 établissements. Suite à ces visites, l’institution a transmis plus de 1 000 messages aux familles des détenus.

Rétablissement des liens familiaux et recherche de personnes

  • Le CICR a facilité 23 400 appels téléphoniques qui ont permis à des personnes ignorant tout du sort de leur famille à cause du conflit de rétablir le contact avec leurs proches.
  • Entre mars et août 2011, le CICR a permis à des réfugiés et des migrants installés dans des camps en Tunisie voisine de passer plus de 89 000  appels téléphoniques et à des personnes hébergées dans le camps de Salloum, en Égypte, de passer plus de 16 000  appels.
  • Mi-2011, le CICR a travaillé en coopération avec le Croissant-Rouge libyen pour effectuer de vastes transferts par bateau afin de réunir 3 250 familles dispersées par le conflit.

Par ailleurs, depuis l’éclatement du conflit, quelque 2 650 personnes ont fait appel à l’aide de l’institution pour découvrir ce qu’il est advenu des parents dont elles sont sans nouvelles.