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Séisme en Haïti : les habitants se pressent pour appeler leurs proches

22-01-2010 Éclairage

Quelques heures après avoir été réveillés en sursaut par la forte réplique de mercredi matin, les habitants de Port-au-Prince font la queue pour appeler leurs proches avec les téléphones satellitaires mis à leur disposition par le CICR.

 
   
     
   
     
           
Voir aussi :    

Interview avec Robert Zimmerman sur l'aide apportée par le CICR pour le rétablissement des liens familiaux suite au tremblement de terre.
   
       
     
©CICR/M. Kokic/ht-e-00459      
   
Meike Groen de la Croix-Rouge néerlandaise, assiste les personnes souhaitant contacter leurs proches par téléphone satellite pour leur dire qu'elles sont saines et sauves.      
        Afin d’informer la population de l’existence du service de recherches de la Croix-Rouge, une unité mobile composée de spécialistes du CICR et de volontaires de la Croix-Rouge haïtienne a sillonné les rues dévastées de la capitale, à commencer par le quartier de Canapé Vert. Plus tard dans la journée, elle s'est rendue à l’école Saint-Louis de Gonzague, où quelque 5 000 personnes déplacées se sont rassemblées. À Canapé Vert, plus de 2 000 personnes vivent dans un camp de fortune improvisé au milieu d’un rond-point. « Des dizaines de personnes n’ont pas encore pu joindre leurs proches depuis le séisme », a déclaré Meike Groen, une déléguée de la Croix-Rouge néerlandaise chargée de la recherche de personnes qui travaille pour le CICR.

Jeunes et moins jeunes font la queue sous une tente où des familles entières sont déjà assises à attendre. Certains sont là pour passer un rapide coup de fil ; d’autres donnent leurs nom et adresse, afin que le CICR les publie sur un site web consultable par les proches en quête d’informations. Marie Simon, 61 ans, a tout perdu il y a neuf jours – même son mari. Elle s’est installée sur un carton non loin de là, sans rien pour se protéger du soleil. « Je veux m’en aller, dis-moi ce que je dois faire ! », dit-elle à son fils, qui vit à Saint Domingue, en République dominicaine.

Catherine, 26 ans, s’est elle aussi réfugiée dans le camp. Avant le séisme, elle étudiait les relations publiques, mais sa maison et son école se sont effondrées la semaine dernière. Elle possède un téléphone, mais n’a pas de quoi payer le prix que de jeunes entrepreneurs demandent dans le camp pour le recharger. Avec un des téléphones du CICR, elle appelle une connaissance qui vit à Miami, aux États-Unis. « Merci », dit-elle simplement avec un grand sourire en rendant l’appareil.