Munitions à dispersion : la Croix-Rouge libanaise accueille une réunion à Tyr
01-02-2007 Communiqué de presse
La Croix-Rouge libanaise, en partenariat avec la Croix-Rouge de Norvège, accueille à Tyr, du 1er au 3 février, une réunion consacrée aux préoccupations humanitaires que suscite dans le monde l’emploi des munitions à dispersion.
Ce texte a été publié sous forme de communiqué de presse par la délégation du CICR à Beyrouth
Lors de cette réunion, 14 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge portant un intérêt spécifique à cette question auront l’occasion de débattre, d’une part, des efforts engagés aux niveaux national et international pour réduire le coût humain des munitions à dispersion et, d’autre part, de la manière dont les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge peuvent contribuer à ces efforts. Le CICR apporte son appui à la réunion en mettant à disposition son expertise et son assistance logistique.
« Nous espérons qu’en accueillant cette réunion dans une région durement touchée par ces armes, nous encouragerons les participants à promouvoir les actions de déminage visant à débarrasser tous les pays affectés des sous-munitions non explosées, ainsi que l’élaboration de nouvelles règles visant à protéger les civils contre les effets de ces armes », a déclaré Sami Al Dahdah, président de la Croix-Rouge libanaise.
Certes, les préoccupations humanitaires suscitées à l’échelle mondiale constituent le thème central de la réunion ; néanmoins, les participants auront l’occasion de se rendre compte eux-mêmes du coût humain des armes à sous-munitions dans le sud du Liban. En effet, depuis la cessation des hostilités armées, en août 2006, les bombes non explosées ont blessé ou tué à plus de 200 reprises dans la région.
Dans la plupart des conflits où les munitions à dispersion ont été utilisées - non seulement au Lib an, mais aussi au Kosovo, en Irak, en Afghanistan et au Laos -, l’emploi de ces armes a eu de lourdes conséquences, et à long terme, pour les civils. Un certain nombre d’États ont, il est vrai, commencé à revoir leurs politiques relatives à l’emploi des armes à sous-munitions, mais aucune action effective n’a encore été menée à l’échelon international.
Le CICR et beaucoup de Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont préoccupés depuis longtemps par l’impact des munitions à dispersion sur les populations civiles. Ces dernières années, les Sociétés nationales ont été encouragées à promouvoir l’adoption de mesures nationales pour résoudre ce problème. En 2006, le CICR a demandé aux États de mettre un terme à l’emploi des armes à sous-munitions, qui ne sont ni précises ni fiables, et d’en interdire l’emploi dans les zones habitées.
Voir le nouveau film du CICR Liban : un été sous les bombesInformations complémentaires :
Iyad El Monzer, Croix-Rouge libanaise, tél. ++961 1 372802/3/4/5 ou ++961 03449665
Bernt Apeland, Croix-Rouge de Norvège, tél. ++47 909 88103
Anna Schaaf, CICR Beyrouth, tél. ++961 1 739297/8/9 ou ++ 961 70129869
-
Partager
|

