République centrafricaine : de l’eau pour un pays pluvieux, des soins pour des jambes écorchées… et une utilisation originale des bâches du CICR
29-01-2009 Collection de photos
La République centrafricaine est en proie à l’insécurité et à la guerre depuis 40 ans. Le CICR est une des rares organisations présentes dans l’ensemble du pays, y compris dans les villages reculés du nord. L’institution travaille avec des détenus, assure la promotion du droit international humanitaire et apporte une assistance aux dizaines de milliers de personnes victimes de cette situation.
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Le CICR travaille en République centrafricaine depuis 1997. En 2006, il a intensifié ses activités dans le nord du pays, afin de venir en aide aux civils pris dans les combats entre les troupes gouvernementales et les groupes armés. De nombreux civils se sont enfuis pour survivre, se réfugiant dans le bush ou dans d’autres villages.
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Certaines parcourent plus de cinq kilomètres afin de ramasser du bois pour faire la cuisine. Le CICR a distribué des seaux, des savons, des bâches, des nattes, des moustiquaires et des semences à 7 800 personnes dans le nord du pays, où les civils sont le plus touchés par le conflit prolongé et le banditisme.
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Flora Sambia, collaboratrice locale du CICR, s’adresse à la population de Kambakota en sango, la langue locale, pour organiser la distribution de l’assistance. Outre le matériel qu’il a fourni aux familles qui ont fui le conflit et se sont réinstallées dans le village, le CICR a apporté de plus petits kits aux personnes qui y vivaient déjà.
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Cela leur permet de continuer à bâtir pendant la saison des pluies, qui dure de mars à octobre.
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Un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine du village de Gonezabet dispense les premiers secours à un garçon qui s’est blessé à la jambe en jouant dans des buissons épineux. Le CICR soutient ces volontaires dévoués en leur fournissant du matériel et en les formant.
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Ce projet commun CICR/Croix-Rouge centrafricaine protège une source naturelle d’eau contre la pollution. Les tuyaux et le bloc de béton ont été installés directement au-dessus de la source afin de filtrer l’eau, fournissant ainsi 4 000 litres d’eau par heure.
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Le CICR se sert de Land Cruisers pour rouler sur le terrain accidenté, afin d'apporter de l’assistance à des villages reculés qui seraient, sinon, coupés du monde pendant la saison des pluies.
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Cette maladie mortelle, qui peut être évitée, se propage par le biais de piqûres de moustiques infectés. Le CICR distribue à la population des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour l’aider à se protéger des piqûres. Plus d’un million de personnes meurent chaque année du paludisme, pour la plupart des bébés, de jeunes enfants et des femmes enceintes. La majorité sont des Africains. -

L’école de Balamba, un village situé dans le nord du pays, a entamé en octobre le nouveau semestre avec une douche et des latrines flambant neuves. Auparavant, les enfants devaient aller aux toilettes dans le bush et attrapaient des maladies à cause des parasites qui pullulent dans l’eau de pluie stagnante.
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De nombreuses personnes, en particulier les enfants, ont des vers et souffrent de problèmes d’estomac à cause de l’eau contaminée. Ensemble, les deux institutions ont installé ou rénové 100 pompes en 2008, qui dispensent de l’eau propre permettant à la population de boire, cuisiner et se laver.

