Colombie : plus de 40 ans après, la guerre continue – galerie de photos
11-10-2009 Collection de photos
La population colombienne continue à subir les conséquences d’un conflit armé entamé dans les années 60. Le CICR poursuit ses efforts pour alléger les souffrances des plus vulnérables, parmi lesquels les blessés, les déplacés, les détenus et les familles des personnes disparues. Une sélection de photos prises en février et mars 2009 par le photographe de guerre Franco Pagetti, de l'agence VII.
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Barbacoas, département de Nariño.
Les combats ici sont fréquents et ont causé à plusieurs reprises le déplacement temporaire de milliers de personnes.
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Pasatiempo, municipalité de Chigorodó, département d'Antioquia.
Cruz del Carmen a perdu deux fils durant le conflit et son mari est porté disparu. Depuis, elle élève seule ses 5 enfants.
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Peñazorá, municipalité de Puerto Asís, département de Putumayo.
Cette famille s'est enfuie de chez elle il y a deux ans après avoir été menacée. Bénéficiaire de l'aide d’urgence du CICR, elle vit maintenant de l’élevage de poulets en attendant de recevoir de l’État une parcelle à cultiver.
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Teteyé, municipalité de Puerto Asís, département de Putumayo.
Dans cette région proche de l'Equateur, les combats entre la guerilla et l’armée sont fréquents. La zone a été touchée ces derniers mois par plusieurs tirs de roquettes. Les restes de guerre explosifs dans les champs constituent un danger constant pour la population.
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Puerto Asís, département de Putumayo.
Dans le cimetière, plusieurs tombes sont anonymes. Le CICR collabore avec des associations de familles de disparus ainsi qu’avec l’Institut de médecine légale afin d'élucider le sort des personnes disparues.
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Las Cruces, municipalité de Barbacoas, département de Nariño.
L’école a été endommagée durant les combats, ainsi que l’église et d’autres bâtiments du village.
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Las Cruces, municipalité de Barbacoas, département de Nariño.
María Elena a reçu une balle perdue, qui a traversé le mur de sa maison. Elle était allongée auprès de son bébé quand la balle l’a atteinte et lui a sectionné un bras.
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Ricaurte, département de Nariño.
Des personnes déplacées ont trouvé refuge dans des abris de fortune. Le CICR leur distribue riz, sucre, huile, articles d’hygiène, matelas et autre assistance d’urgence afin de couvrir leur besoins essentiels durant les trois premiers mois.
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Hôpital universitaire de Pasto, département de Nariño.
Le 10 février 2009, Francisco se rendait avec un ami dans une finca (propriété agricole) pour y travailler. Sur leur chemin, une mine a explosé. Des villageois les ont transportés au premier poste de santé, à dix heures de marche. Francisco a eu la jambe arrachée et son ami a perdu la vue.
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Prison pour femmes El Buen Pastor, Bogota.
Le CICR visite régulièrement les femmes qui y sont détenues. Dans le Patio 6 vivent celles qui sont accusées ou condamnées pour des faits en relation avec le conflit. Certaines sont accompagnées de leurs enfants de moins de cinq ans.

