ICRC Skip navigation

Accueil icon Accueil | Quoi de neuf | Contact

ICRCComité international de la Croix-Rouge
Ressources
  • Qui nous sommes
    • Qui nous sommes - Comité international de la Croix-Rouge
    • Mandat et mission
    • Structure
    • Finances
    • Travailler pour le CICR
    • Le Mouvement
    • Histoire
    • Fonds et médailles
    • Contact
  • Nos activités
    • Nos activités - Activités du CICR en faveur des personnes touchées par la guerre
    • Visites aux détenus
    • Protection des civils
    • Rétablissement de liens familiaux
    • Sécurité économique
    • Eau et habitat
    • Santé
    • Coopération avec les Sociétés nationales
    • Promouvoir le respect du droit
    • Protéger les soins de santé
    • Autres activités
  • Où nous intervenons
    • Où nous intervenons - Le CICR dans le monde
    • Afrique
    • Amériques
    • Asie et Pacifique
    • Europe et Asie centrale
    • Moyen-Orient
  • La guerre et le droit
    • La guerre et le droit - Droit international humanitaire
    • Traités et droit coutumier
    • Défis contemporains pour le DIH
    • Personnes protégées
    • Conduite des hostilités
    • Armes
    • Emblème
    • DIH et droit national
    • Juridiction pénale internationale
    • DIH et autres régimes juridiques
  • Ressources
    • Ressources - Recherche
    • Publications et films
    • Photos
    • Cartes
    • Revue internationale
    • Rapport d'activité
    • Bases de données DIH
    • Centre d'information et de documentation
    • Archives du CICR
    • Calendrier
    • Autres sites
    • Boutique
    • Plateforme Vidéo news
    • Recherche
  • Envoyer

Colombie : des terres volées, des vies volées

25-07-2011 Collection de photos

Il y a en Colombie plus de trois millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Les indigènes, qui représentent une petite fraction de la population colombienne, sont particulièrement touchés par le déplacement. En effet, ils vivent dans les zones les plus reculées mais également convoitées par les groupes armés et d’autres parties au conflit en Colombie, qui se battent pour en avoir le contrôle.

  • Arriver dans une ville telle que San José del Guaviare peut faire l’effet d’un choc pour les indigènes.
    • Arriver dans une ville telle que San José del Guaviare peut faire l’effet d’un choc pour les indigènes.
      © CICR / B. Heger / v-p-co-e-02096

    La situation dans laquelle se trouvent les indigènes est des plus critiques dans des endroits comme le département du Guaviare, dans la région de l’Amazonie, où les forces armées et les groupes armés ont chassé des familles entières de leurs terres ancestrales. Ces familles sont parties parce que leur vie était menacée, que leurs terres étaient infestées de mines antipersonnel et d’objets piégés ou qu’elles risquaient d’être recrutées, parfois de force, pour participer aux combats.

    Les indigènes qui ont été déplacés s’installent provisoirement ou de façon permanente dans les principales villes de la région, comme San José del Guaviare, ou ils finissent à Bogota, la capitale.

  • Certains indigènes déplacés s’installent dans les zones rurales à la périphérie de San José del Guaviare.
    • Certains indigènes déplacés s’installent dans les zones rurales à la périphérie de San José del Guaviare.
      © CICR / B. Heger / v-p-co-e-02102

    Ici, des éléments des deux mondes se mélangent. Cette femme tisse des feuilles afin d’en faire un toit pour sa hutte, pendant que son enfant s’amuse avec un tricycle en plastique.

  • Les Nukak ont préservé leurs traditions culturelles jusqu’en 1988.
    • Les Nukak ont préservé leurs traditions culturelles jusqu’en 1988.
      © CICR / B. Heger / v-p-co-e-02118

    À l’origine, ils étaient nomades – le seul groupe de leur ethnie en Colombie. Les circonstances ont fait d’eux un peuple aujourd’hui sédentaire, coupé de ses activités traditionnelles telles que la chasse et la cueillette ; en effet, les mines terrestres et les objets piégés les ont contraints à quitter leurs terres ancestrales. Maintenant qu’ils vivent si près de la ville, leur culture ancienne se perd rapidement. La plupart des jeunes Nukak s’en sont déjà éloignés ; ils commencent à se sentir plus à l’aise dans l’autre monde.

  • Les populations indigènes déplacées n’ont plus facilement accès à la forêt. Des activités traditionnelles comme la chasse, la pêche, la cueillette de fruits et la culture des terres sont devenues pratiquement impossibles.
    • Les populations indigènes déplacées n’ont plus facilement accès à la forêt. Des activités traditionnelles comme la chasse, la pêche, la cueillette de fruits et la culture des terres sont devenues pratiquement impossibles.
      © CICR / B. Heger

    Les terres alentours appartiennent aux agriculteurs, et il est difficile d’y accéder. La fourniture d’aide est rare, et les populations indigènes en reçoivent une toute petite partie seulement.

    Les hommes indigènes de la zone d’installation d’El Barrancón, près de San José del Guaviare, qui étaient partis chercher de la nourriture, viennent de rentrer. Ils n’ont trouvé que ce petit crocodile, qui ne va de loin pas suffire à nourrir les 48 membres de leur clan.

  • Sur le graffiti peint sur le mur, on peut lire Muerte sapo Moirin : Mort au traitre Moirin. La moindre suspicion de coopération avec les forces armées ou avec tout groupe armé peut se transformer en menaces anonymes et contraindre une personne déplacée à fuir une fois de plus.
    • Certaines personnes déplacées à l’intérieur du pays après avoir fui les violences qui affectaient leurs terres ancestrales vivent maintenant à la périphérie de Villavicencio, dans des zones contrôlées par des groupes armés. Là encore, elles sont exposées à la violence, la criminalité étant courante par ici.
      © CICR / B. Heger

    Elles se sont installées dans des bidonvilles, dans des abris de fortune accrochés aux pentes raides des collines.

    Sur le graffiti peint sur le mur, on peut lire « Muerte sapo Moirin » : « Mort au traitre Moirin ». La moindre suspicion de coopération avec les forces armées ou avec tout groupe armé peut se transformer en menaces anonymes et contraindre une personne déplacée à fuir une fois de plus.

  • Il est facile de se faire oublier à Bogota et d’effacer toute trace pour ne pas être retrouvé.
    • Il est facile de se faire oublier à Bogota et d’effacer toute trace pour ne pas être retrouvé.
      © CICR / B. Heger
  • Les indigènes qui viennent d’arriver à Bogota attendent l’ouverture du bureau.
    • « Acción Social » est un organisme public qui offre une assistance aux personnes déplacées dans les zones urbaines de Colombie.
      © CICR / B. Heger

    Les indigènes qui viennent d’arriver à Bogota attendent l’ouverture du bureau.

  • Cette mère et son enfant se sont perdus dans les méandres administratifs de Bogota pendant des mois.
    • Cette mère et son enfant se sont perdus dans les méandres administratifs de Bogota pendant des mois.
      © CICR / B. Heger / v-p-co-e-02174

    . Ils semblent toujours désorientés, bien qu’ils soient enfin arrivés à destination.

  • Les indigènes déplacés sont déroutés par les démarches administratives qu’ils doivent entreprendre et les règlements qui les visent.
    • Les indigènes déplacés sont déroutés par les démarches administratives qu’ils doivent entreprendre et les règlements qui les visent.
      © CICR / B. Heger / v-p-co-e-02175

    Mais ils persévèrent dans l’espoir d’obtenir au final une quelconque aide.

  • Ces personnes déplacées ont finalement reçu un chèque qui couvrira leurs besoins essentiels pendant un peu de temps.
    • Ces personnes déplacées ont finalement reçu un chèque qui couvrira leurs besoins essentiels pendant un peu de temps.
      © CICR / B. Heger / v-p-co-e-02177
  • Marta, bénévole à la Société nationale depuis 12 ans, donne des bons pour des produits alimentaires et des articles d’hygiène à une famille indigène arrivée il y a dix jours.
    • La Société de la Croix-Rouge colombienne et le CICR mettent en œuvre un programme conjoint visant à aider les personnes déplacées qui viennent d’arriver à San José del Guaviare.
      © CICR / B. Heger

    Marta, bénévole à la Société nationale depuis 12 ans, donne des bons pour des produits alimentaires et des articles d’hygiène à une famille indigène arrivée il y a dix jours.

  • L’histoire d’Anna illustre bien la situation critique dans laquelle se trouvent les personnes déplacées à l’intérieur de la Colombie.
    • L’histoire d’Anna illustre bien la situation critique dans laquelle se trouvent les personnes déplacées à l’intérieur de la Colombie. Son mari a été tué sous les feux croisés de groupes armés et des forces armées, alors qu’il tenait dans ses bras leur plus jeune fille.
      © CICR / B. Heger

    Par miracle, la petite fille a survécu. « La vie était si belle avant, s’exclame Anna. Nous étions une famille heureuse. Nous vivions dans notre ferme. »

  • À la mort de son mari, Anna et ses quatre enfants sont partis à Villavicencio, où elle travaille aujourd’hui comme domestique.
    • À la mort de son mari, Anna et ses quatre enfants sont partis à Villavicencio, où elle travaille aujourd’hui comme domestique.
      © CICR / B. Heger

    Comme elle n’a pas pu garder ses enfants avec elle, faute de place dans la maison où elle est employée, elle les a laissés chez son beau-frère à Granada, à quelques heures de là en voiture. Anna va les voir chaque fois qu’elle a un jour de congé.

  • Cette maison d'une pièce abrite 14 personnes.
    • « On a vécu en paix jusqu’en 1985, raconte Jaime. Ma vie a changé le jour où j’ai vu un homme armé débarquer. »
      © CICR / B. Heger

    Jaime et sa famille ont fui à Villavicencio sous les menaces d’un groupe armé. Lui et les 13 autres membres de sa famille vivent désormais dans cet abri constitué d’une seule pièce. « Ce qui nous manque le plus, ce sont nos plats traditionnels, dit Jaime. Parfois, nous arrivons à faire des galettes de yuca (manioc), mais la farine est chère ici. »

  • enfants, nous avons dû nous déplacer trois fois, dit Maria, mère de trois enfants.
    • « Avec mes enfants, nous avons dû nous déplacer trois fois », dit Maria, mère de trois enfants.
      © CICR / B. Heger

    « Mon fils aîné est mort au combat après avoir été recruté de force. Mon mari a été tué par un groupe armé. Alors j’ai tout quitté pour trouver un lieu sûr. Villavicencio, notre première étape, ne nous convenait pas. Nous étions habitués à vivre à la campagne, et mes enfants n’aimaient pas la ville ; la plus jeune était tout le temps malade. Alors nous sommes partis. Un an et demi après, un groupe armé est arrivé dans la région où nous nous étions à peine installés. Alors une fois de plus, nous avons dû partir pour sauver notre peau. »

  • J’appelle mes enfants chaque fois qu’ils tardent à rentrer de l’école, explique Maria.
    • Bien que la zone où vit Maria ne soit pas la plus dangereuse de Bogota, tous les membres de la famille se tiennent au courant de ce qu’ils font à l’aide de téléphones portables bon marché – une pratique courante en Colombie, même parmi les pauvres. « J’appelle mes enfants chaque fois qu’ils tardent à rentrer de l’école », explique Maria.
      © CICR / B. Heger
  • C’est seulement quand je suis arrivée à Bogota que j’ai appris que j’avais le droit de faire une demande pour obtenir un logement subventionné par l’État. J’ai fait la demande, mais j’attends toujours.
    • « Ce vieil homme nous loue la chambre dans laquelle nous vivons, mes trois enfants et moi, dit Maria.
      © CICR / B. Heger

    Très souvent, il me rend une partie de l’argent ; comme ça je peux acheter des choses pour ma famille. Je lui suis très reconnaissante. Quand nous sommes arrivés à Villavicencio en 2004, un couple nous a hébergés. Il m’a amenée à la Croix-Rouge, qui nous a aidés pendant trois mois. Mais c’est seulement quand je suis arrivée à Bogota que j’ai appris que j’avais le droit de faire une demande pour obtenir un logement subventionné par l’État. J’ai fait la demande, mais j’attends toujours. »

    • « Quand je suis triste parce que je n’ai pas de travail, ma fille aînée me réconforte : « Ne t’inquiète maman ». Et elle me donne l’en-cas qu’elle a reçu à l’école.
      © CICR / B. Heger

    Quand je demande à mes enfants s’ils veulent retourner là où nous avions notre maison, seule la petite dit qu’elle aimerait bien retourner vivre sur nos terres, et pêcher et se baigner dans la rivière. Mais les autres disent : « Jamais plus. Si nous retournons là-bas, ils nous forceront à rejoindre les groupes armés, et tu ne reverras plus jamais tes enfants ».

  • Maria bénéficie des services fournis par les autorités municipales, tels que la cantine où elle va tous les jours. Ses enfants ont des repas gratuits à l’école.
    • Maria bénéficie des services fournis par les autorités municipales, tels que la cantine où elle va tous les jours. Ses enfants ont des repas gratuits à l’école.
      © CICR / B. Heger / v-p-co-e-02168

    « C’est très difficile de manger en ville quand on n’a pas d’argent, dit-elle. Là où nous vivions, nous pouvions pêcher, cueillir des fruits, ramasser des légumes et élever nos propres poulets. Rien de tout cela n’est possible ici. Mais avec mes enfants j’essaie de préserver notre culture. Je leur apprends notre langue et leur raconte des histoires du passé. »

  • Carlos, le neveu de Maria, âgé de 17 ans, suit un enseignement pour devenir chamane ; c’est son grand-père qui se charge de son enseignement.
    • Carlos, le neveu de Maria, âgé de 17 ans, suit un enseignement pour devenir chamane ; c’est son grand-père qui se charge de son enseignement.
      © CICR / B. Heger

    « Je suis bien intégré ici, mais je veux respecter nos croyances, dit-il. Pour nous, respecter Pachamama, la Terre nourricière, c’est très important. La plupart de nos tribus viennent de la Terre ; par exemple, notre famille est de la race des tigres. »

    Carlos apporte la coiffure traditionnelle des chamanes : « J’ai hâte de porter la coiffure traditionnelle des chamanes, dit-il. Mais je dois pour cela attendre d’avoir appris tout ce que je dois savoir. »

  • Le déplacement est une tragédie pour tous, mais pour les peuples indigènes de Colombie, il peut signifier l’extinction de leurs cultures et de leurs langues anciennes.
    • Le déplacement est une tragédie pour tous, mais pour les peuples indigènes de Colombie, il peut signifier l’extinction de leurs cultures et de leurs langues anciennes.
      © CICR / B. Heger

  • Haut de la pageHaut de la page
  • EnvoyerEnvoyer

Rubriques associées

  • Le CICR en Colombie
  • Réfugiés et personnes déplacées

Document printed from the web site of the ICRC
/fre/index.jsp

ICRC logo  ©  Comité international de la Croix-Rouge

  • Accueil
  • Qui nous sommes
  • Nos activités
  • Où nous intervenons
  • La guerre et le droit
  • Ressources
  • espace médias
  • Accessibilité
  • Copyright
  • Protection des données
  • RSS feeds
  • Plan du site
  • Contact

Dernière mise à jour: 02-08-11