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République démocratique du Congo : le CICR aux côtés des populations du Kivu

11-03-2009 Collection de photos

Depuis fin 2007, plus de 1,2 million de personnes ont fuit les combats dans le Nord-Kivu. Si certains déplacés commencent à rentrer chez eux à mesure que la sécurité s'améliore, ils sont encore nombreux à être hébergés dans des familles d'accueil ou à résider dans des camps improvisés et surpeuplés. Extrêmement fragilisés, les déplacés manquent souvent de tout. Le CICR et la Croix-Rouge de la RDC leurs fournissent nourriture et eau potable, soutiennent les hôpitaux et les centres de santé dans les régions concernées, et tentent de réunir les familles séparées par le conflit.

  • Dans un camp de déplacés situé dans la ville de Minova, à la frontière entre les deux Kivus.
    • Dans un camp de déplacés situé dans la ville de Minova, à la frontière entre les deux Kivus.
      © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00707

    Depuis fin 2007, plus de 1,2 million de personnes ont fuit les combats dans le Nord-Kivu. Alors que la sécurité s'améliore dans certaines régions, les déplacés commencent à rentrer chez eux. Pourtant, nombre d'entre eux sont encore hébergés dans des familles d'accueil, accroissant les difficultés de communautés aux conditions de vie déjà précaires. Et d'autres survivent dans des camps improvisés et souvent surpeuplés. Pour la plupart, la même souffrance liée à la disparition de proches, au sort réservé à leurs biens, et à l'incertitude du lendemain.

    Extrêmement fragilisées, ces personnes déplacées manquent souvent de tout. Le CICR et la Croix-Rouge de la RDC fournissent nourriture, eau potable et matériel agricole aux plus vulnérables d'entre elles, ainsi qu'aux communautés qui les ont accueillies. Les deux organisations soutiennent aussi les hôpitaux et les centres de santé dans les régions concernées, et cherchent à réunir les familles séparées par le conflit.

    • © CICR / C. de Keyzer / nr-1305

    Les femmes victimes de viols et leurs enfants - souvent nés du viol - sont accueillis dans une « maison d'écoute », à Minova. Il s'agit d'une des 34 associations congolaises soutenues par le CICR qui apportent une aide psychosociale aux personnes traumatisées par le conflit. Les violences sexuelles comptent parmi les abus les plus fréquents commis par les porteurs d'armes dans les deux Kivus.

    • © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00697

    Village de Mubambiro, près de Goma dans le Nord-Kivu. Grâce à un message Croix-Rouge, cette femme vient d'apprendre que son fils, dont elle n'avait plus de nouvelles, est vivant et en bonne santé. Chaque semaine, plusieurs centaines de ces messages sont collectés puis distribués dans la région, en collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC. Leur réseau est un moyen unique et efficace pour rétablir les liens entre les membres de familles séparées par le conflit.

    • © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00715

    Au dépôt du CICR à Goma (Nord-Kivu), les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC préparent une distribution de nourriture pour 2 000 familles affectées par le conflit. L'assistance va aux personnes déplacées ainsi qu'aux communautés qui les ont accueillies. Elle continue jusqu'au retour des déplacés dans leurs villages d'origine. Entre septembre et décembre 2008, près de 190 000 personnes ont bénéficié de cette aide alimentaire.

    • © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00719

    Le centre Shirika la Umoja à Goma est l'un des cinq centres de soins orthopédiques soutenus par le CICR en République démocratique du Congo. Des prothèses et autres appareillages y sont fabriqués puis remis à des blessés de guerre – civils et militaires – en cours de rééducation physique. Le nombre de blessés de guerre a augmenté dans les Kivus durant les derniers mois, notamment après la reprise des hostilités à la fin août 2008.

    • © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00734

    La prison de Bukavu figure parmi les 15 lieux où le CICR rend visite à des personnes détenues en lien avec le conflit dans les deux Kivus. De septembre à décembre 2008, les délégués du CICR ont visité plus de 1 300 détenus dans l'ensemble de ces lieux.

    Ces visites permettent d'évaluer les conditions de détention et de les améliorer si nécessaire - le CICR fournit par exemple des médicaments aux dispensaires des prisons, et du bois pour que les détenus puissent préparer leurs repas. Elles visent aussi à maintenir, voire à rétablir, les liens entre les détenus et leurs familles via des messages Croix-Rouge.

    • © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00743

    Un chirurgien et un kinésithérapeute du CICR examinent un blessé de guerre à l'hôpital de Panzi à Bukavu. Des dizaines de patients y sont soignés contre l'ostéomyélite – une maladie destructrice pour les os, survenant souvent à la suite d'un traitement inapproprié de traumatismes tels les blessures par balle.

    • © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00752

    Espoir a passé plusieurs années dans le centre Caritas à Uvira (Sud-Kivu) avant qu'on ne parvienne à identifier puis à localiser sa famille. Parce qu'il a été séparé très tôt de ses parents, reconstituer son histoire personnelle fut un vrai défi. Entre avril 2008 et janvier 2009, près de 240 enfants séparés à cause du conflit ont retrouvé leurs familles, grâce aux efforts conjoints du CICR et de la Croix-Rouge de la RDC.

  • Point d'eau dans le village de Nyamutiri, au Sud-Kivu.
    • Point d'eau dans le village de Nyamutiri, au Sud-Kivu.
      © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00761

    Les villes et villages qui subissent des déplacements massifs de population manquent souvent d'eau potable. Les réseaux d'adduction d'eau sont parfois endommagés par les combats. Et les conséquences peuvent se révéler dramatiques pour l'hygiène et la santé des communautés concernées.

    Le CICR travaille en collaboration avec les autorités locales afin d'assurer un meilleur accès à l'eau pour les populations vivant dans les zones affectées par le conflit. Entre septembre et décembre 2008, plus de 490 000 personnes ont bénéficié de ces projets d'eau et d'assainissement.

    • © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00767

    Dans un champ de manioc à Walungu. Cette agricultrice est membre de l'une des 90 associations de paysans soutenues par le CICR dans le Sud-Kivu. Le CICR les aide à produire des boutures de qualité, qui sont ensuite distribuées aux agriculteurs dans les zones affectées par le conflit. Le manioc constitue un élément essentiel du régime alimentaire de la population congolaise dans l'est du pays.

    • © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00771

    Afin de prévenir les abus contre les populations civiles tels les violences physiques, les viols ou les pillages, le CICR sensibilise toutes les parties au conflit à l'importance de respecter les règles essentielles du droit international humanitaire. Des présentations sont données aux forces armées congolaises et aux groupes armés non étatiques. Ici, des officiers de la Garde républicaine à Bukavu.

    • © CICR / C. de Keyzer / cd-e-00860

    Depuis la fin 2007 et l'arrivée de milliers de déplacés, le nombre de patients soignés à l'hôpital de Minova a largement augmenté. L'insuffisance de nourriture et l'hygiène limitée mais aussi le stress dû aux déplacements répétés et à l'insécurité ambiante fragilisent la santé des populations. Le conflit a également affecté le fonctionnement des structures de santé, en manque de ressources. Le CICR fournit médicaments et matériel médical aux hôpitaux situés dans les zones les plus touchées par le conflit.


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  • Réfugiés et personnes déplacées

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Dernière mise à jour: 16-05-11