L’humanité en guerre : du milieu du XIXe siècle aux conflits actuels
12-06-2009 Collection de photos
Sélection de photos extraites de l’ouvrage « L’humanité en guerre ». Ces images, qui illustrent l’histoire des conflits armés depuis la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à nos jours, témoignent de la brutalité de la guerre et des souffrances infligées aussi bien aux combattants qu’aux civils, mais aussi les efforts déployés pour les atténuer. Les photos sont accompagnées d’extrait de l’introduction à l’ouvrage rédigée par le photographe James Nachtwey.
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« On dit qu’une image vaut mille mots. Pour un photographe, ce dicton peut être inversé : un mot vaut parfois mille images. «Génocide», «famine», «guerre», «épidémie» – ce sont des mots comme ceux-là qui sont à l’origine du CICR et de dizaines d’autres organisations humanitaires, et qui ont donné aux photographes l’envie de prendre des risques et d’affronter des épreuves. Même si on ne les a pas toujours considérées sous cet angle, la photographie documentaire et l’action humanitaire existent indéniablement en symbiose, une des principales fonctions de la première étant de compléter et de soutenir la seconde. »
Les citations qui accompagnent cette sélection de photos sont du photographe James Nachtwey et extraites de l’introduction à l’ouvrage L’humanité en guerre : photos du front depuis 1860.
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Des soldats allemands et autrichiens mutilés, libérés de captivité en Russie, se rassemblent à la gare de Hallsberg pour un échange de prisonniers de guerre sous les auspices de la Croix-Rouge suédoise. -
Un groupe de réfugiés embarque à bord d’un navire sur la péninsule de Samanli-Dag avec l’aide du Croissant-Rouge turc. -
« Une des rares choses qui permettent de prendre ce métier à coeur est que ces photos montrent aussi des personnes qui viennent en aide à d’autres qui souffrent. Ces personnes sont parties de chez elles, ont risqué leur vie, surmonté des obstacles insurmontables. Elles n’ont pas baissé les bras. » -
Des familles rassemblées dans le sanctuaire de la Virgen de la Cabeza se rendent aux troupes républicaines après 150 jours de siège. -

« Par le grand-angle de l’histoire, on voit beaucoup d’endroits différents, mais beaucoup d’images similaires : des morts éparpillés, des formes squelettiques, des yeux qui brillent d’horreur et d’un mince espoir désespéré, des colonnes de réfugiés, des villes et des villages détruits, des rangées de malades, des charniers, des fers et des chaînes, des enfants qui pleurent, des mères qui portent le deuil. Tout cela soulève plus de questions encore, peut-être sans réponse, sur la nature des progrès humains. »
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La police militaire sud-coréenne interroge des prisonniers de guerre nord-coréens à Pyongyang. -
Une femme lit la première lettre de son mari, resté prisonnier en Union soviétique après la fin de la Seconde Guerre mondiale. -

« Les délégués du CICR, et ceux d’autres organisations humanitaires, partagent le même espoir que les gens auxquels ils viennent en aide, et ils persévèrent, malgré les épreuves qu’ils endurent et les risques qu’ils encourent. Quand je regarde les photos de ce livre, je ne peux m’empêcher de penser que les choses auraient pu être encore bien pires si ces photos n’avaient pas été prises. »
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« Les photos ne sont pas des documents froids qui ne font que prouver la réalité d’un fait. Elles donnent un visage humain à un événement qui, sinon, pourrait paraître abstrait ou idéologique, purement statistique ou monumental dans son impact global. Quelle que soit l’ampleur d’un événement, les personnes touchées le sont individuellement, et la photographie dispose d’un atout unique, qui est de représenter les événements de leur point de vue. La photographie donne une voix à ceux qui n’en ont pas. C’est un appel à l’action. »
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Après la chute de Saïgon aux mains des forces nord-vietnamiennes, des militaires sud-vietnamiens et leurs familles cherchent désespérément à être évacués. -

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« Quand les gens souffrent, cela ne veut pas dire qu’ils ont perdu toute dignité. Quand les gens ont peur, cela ne veut pas dire qu’ils manquent de courage. Quand les gens sont tristes, cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’espoir. Il est très difficile de regarder souffrir, surtout quand il faut se concentrer sur la douleur pour que la photo la rende le mieux possible. Ce qu’un photographe honnête, sensible et consciencieux s’évertue à saisir, c’est l’instant où toutes ces choses coexistent. Tout ce qu’on peut voir d’autre ou sentir d’autre en regardant une image de la souffrance humaine – indignation, tristesse, incrédulité –, c’est un sentiment de compassion, réaction capitale. En effet, la compassion humanise les problèmes, nous aide à nous identifier à d’autres et exige que nous corrigions ce qui est inacceptable. »
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« Les photographes sont beaucoup de choses à la fois – des historiens, des dramaturges, des artistes – et des humanitaires. Une de leurs tâches consiste à mettre en évidence ce qui est injuste et inacceptable, si bien que leurs photos deviennent un élément du changement. En ce sens, la photo est un complément important de l’action des organisations humanitaires. » -

Territoires occupés par Israël, 2007.

