Gaza : six mois après la fin de l’offensive, la souffrance perdure
16-07-2009 Collection de photos
En décembre 2008, Israël lançait une opération militaire de trois semaines à Gaza. Six mois plus tard, les Gazaouis subissent encore les conséquences de cette attaque. Les maisons n'ont toujours pas été reconstruites et l'accès aux services publics, tels que les hôpitaux et l'approvisionnement en eau, reste limité. La plupart des habitants de Gaza ressentent les effets du blocage strict imposé par Israël, qu'ils subissent depuis maintenant plus de deux ans. Alors que l'ensemble de la société continue de s'appauvrir, les bicyclettes et les charrettes tirées par des ânes deviennent précieuses pour certains Gazaouis.
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En décembre 2008, Israël lançait une opération militaire de trois semaines à Gaza. Six mois plus tard, les Gazaouis subissent encore les conséquences de cette attaque. Les maisons n'ont toujours pas été reconstruites et l'accès aux services publics, tels que les hôpitaux et l'approvisionnement en eau, reste limité. La plupart des habitants de Gaza ressentent les effets du blocage strict imposé par Israël, qu'ils subissent depuis maintenant plus de deux ans. Alors que l'ensemble de la société continue de s'appauvrir, les bicyclettes et les charrettes tirées par des ânes deviennent précieuses pour certains Gazaouis.
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Rajeh, un Palestinien sans emploi, vit dans le sud de Gaza. Il ramasse du bois qui servira à sa femme pour ses tâches domestiques quotidiennes. Rajeh n'a pas les moyens d'acheter du gaz de cuisine, même s'il pourrait en trouver sur le marché.
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À Gaza, les enfants sont souvent chargés d’approvisionner leur famille en eau potable.
Pendant plusieurs années, de nombreuses familles ont souffert d'un manque d'accès à l'eau propre. Les réseaux d'approvisionnement en eau, qui avaient été endommagés durant l'opération militaire, ont été réparés. Cependant, en raison du manque de pièces détachées nécessaires à la maintenance, le système d'approvisionnement en eau et d'assainissement est très fragile et pourrait s'effondrer d'un moment à l'autre.
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Une femme blessée durant le conflit est aidée par du personnel médical à l'hôpital Al Shifa (ville de Gaza). Elle compte parmi les 120 à 150 personnes qui ont perdu un ou plusieurs membre(s) pendant la guerre, et qui attendent désormais d'être appareillées.
Soutenu par le CICR, le centre d’appareillage orthopédique et de prise en charge de la poliomyélite de la ville de Gaza aidera de nombreux amputés à marcher à nouveau. Toutefois, l'importation de matériaux et de composants pour les prothèses reste encore un processus long et complexe.
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Salama Abou Medain, âgé de 65 ans, utilise les anciens outils agricoles de son père pour défricher son champ, qui a été dévasté pendant l'opération militaire israélienne de décembre 2008 – janvier 2009. M. Abou Medain doit subvenir aux besoins d'une famille nombreuse de 17 personnes grâce à la production de ses terres.
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À Gaza, la vie quotidienne est une lutte permanente contre la pauvreté, la misère et un avenir incertain. De plus, les Gazaouis doivent se plier au blocage strict imposé par Israël depuis plus de deux ans. Ainsi, il est interdit d'importer de nombreux biens et matériaux à Gaza.
Les destructions consécutives à l'opération militaire menée par Israël à Gaza l'hiver dernier ont encore alourdi le fardeau de la population. Ezbet Abd Rabo, Khalil Abou Khader et sa femme nettoient le toit détruit de ce qu'il reste de leur maison. M. Khader, comme des milliers de Gazaouis, ne peut pas reconstruire sa maison parce qu'il est interdit de faire entrer des matériaux de construction à Gaza.
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Les pêcheurs de Gaza ne sont plus autorisés à pêcher en eaux profondes. La marine israélienne a limité leur accès à trois miles marins, ce qui n'est pas suffisant pour attraper beaucoup de poissons d'une taille raisonnable.
Les navires israéliens procèdent parfois à des tirs d'avertissement contre des pêcheurs de Gaza lorsqu'ils s'aventurent en eaux profondes. Ils risquent aussi de se faire confisquer leurs bateaux et leurs filets par les forces maritimes.
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Bon nombre des enfants de Gaza souffrent d'anémie, principalement due à des carences en fer. C'est le cas de Ahmed Abu Jabal, traité dans un hôpital de la ville de Khan Younis. Sa mère n'ayant plus de lait depuis la guerre de décembre 2008 – janvier 2009, elle ne peut pas l'allaiter, et sa famille n'avait pas les moyens d'acheter du lait maternisé adapté aux bébés pour bien nourrir Ahmed et le maintenir en bonne santé.
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Meriam, âgée de 45 ans, passe l'essentiel de ses journées dans la cuisine. Elle essaie de donner à ses enfants une alimentation saine et nourrissante, mais elle n'en a guère les moyens. Avec 0,5 dollar par personne et par jour pour vivre, quelque 40 % de la population de Gaza est très pauvre ; 30 % sont considérés comme pauvres et subsistent avec un dollar par personne et par jour.
Pour s'en sortir, de nombreuses familles sont obligées d'emprunter de l'argent ou de vendre leurs biens personnels, comme des bijoux, et des biens qui assuraient leur subsistance tels que des tracteurs, des ânes ou des voitures dont ils se servaient comme taxis.

