Pakistan : le CICR et le Croissant-Rouge assistent les personnes déplacées par la violence dans la province de la Frontière du Nord-Ouest
20-10-2009 Collection de photos
Alors que des milliers de personnes fuient les combats dans le sud du Waziristan, le CICR et le Croissant-Rouge pakistanais continuent d'assister les populations déplacées au cours des six derniers mois dans le nord du pays. Si une bonne partie des déplacés ont pu progressivement rentrer chez eux, la violence persiste et contraint un grand nombre de personnes à demeurer dans des camps situés à divers endroits de la province de la Frontière du Nord-Ouest.
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Alors que des milliers de personnes fuient les combats dans le sud du Waziristan, le CICR continue d'assister les populations déplacées au cours des six derniers mois dans le nord du pays. Depuis juillet, une bonne partie des déplacés ont pu progressivement rentrer chez eux – malgré des conditions de vie encore difficiles – et de nombreux camps ont fermé. Mais la violence persiste et contraint toujours un grand nombre de personnes à demeurer dans des camps situés à divers endroits de la province de la Frontière du Nord-Ouest. Le CICR et le Croissant-Rouge pakistanais y distribuent nourriture, eau potable et autre aide d'urgence. Et font en sorte que les déplacés conservent malgré tout une vie quotidienne la plus normale possible. Exemples, dans les districts de Dir et Buner.
Portrait d'une petite fille déplacée avec sa famille dans le camp de Khungi Sha (district de Dir).
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Fin août 2009 et pour la première fois depuis le début de la crise au Pakistan, une équipe du CICR a pu accéder à la région de Chagharzai (district de Buner), particulièrement touchée par les combats. Dans une école, un collaborateur du CICR explique à des représentants de la communauté ce qu'est l'institution et comment elle tente d'aider les populations affectées. Ensemble, ils discuteront ensuite de la meilleure manière de faire redémarrer, avec le soutien du CICR, la production agricole dans la région.
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Préparatifs d'une distribution par le Croissant-Rouge de nourriture et de biens de première nécessité à plus 1 100 familles déplacées – soit près de 10 000 personnes – en août dernier. Le camp de Sawari avait été installé provisoirement par les autorités pour faire face à un afflux de civils fuyant les opérations militaires dans le nord-est du district de Buner. Il a fermé en septembre après le retour des derniers déplacés dans leur village.
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Il n'est pas toujours aisé pour les familles dans les camps de préserver un peu d'intimité. Alors, on s'organise avec les moyens du bord pour s'aménager un espace privé. Ici à Gandigar, un camp construit à flanc de colline, la nature le permet un peu plus que dans d'autres camps. Mais pour les enfants, la visite de nouveaux visages est toujours une bonne occasion de sortir de sa cachette.
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Les personnes déplacées tentent malgré tout de mener une existence la plus normale possible. Dans le camp de Gandigar, une école en plein air a été improvisée. Au premier plan, les jeunes garçons du camp suivent une leçon d'anglais. Dans le fond, les plus petits se préparent à leur succéder devant le tableau noir.
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À l'entrée du camp de Gandigar (district de Dir), une banderole résume l'action et les modalités de travail du CICR et du Croissant-Rouge pakistanais. Les deux organisations ont assuré ici la distribution de l'aide d'urgence aux personnes déplacées, et les équipes du CICR ont construit un réseau d'eau potable et des latrines. Au plus fort de la crise, le camp de Gandigar a accueilli environ 3 000 personnes. Une vingtaine de familles y vivent encore aujourd'hui.
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Le camp de Khungi Sha (district de Dir) a été établi en août 2009 par le CICR et le Croissant-Rouge pakistanais pour accueillir des personnes déplacées de la région de Maidan et qui s'étaient, dans un premier temps, installées dans des écoles. Début octobre, ces familles sont retournées chez elles et le camp a accueilli une deuxième vague de déplacés venant cette fois de l'Agence de Bajaur, dans les zones tribales sous administration fédérale (FATA).
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Des petites filles viennent s'approvisionner à l'un des points d'eau du camp de déplacés de Khungi Sha (Dir). Le CICR y a construit un réseau de distribution d'eau potable mais aussi des latrines et des douches. Des cuisines collectives permettent aux familles de préparer elles-mêmes leurs repas.
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Après avoir passé plusieurs semaines dans une école, un grand père et ses petits enfants viennent d'arriver dans le camp de Khungi Sha (Dir). Sous une tente fournie par le CICR et montée avec l'aide des volontaires du Croissant-Rouge, ils ont posé les quelques affaires emportées à la hâte avant de quitter, contraints par les combats alentours, la maison familiale.
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Dans certains camps, comme celui installé dans la cour d'une école de la région de Timergara (Dir), les conditions de vie et d'hygiène restent extrêmement précaires. Le CICR a distribué à leurs habitants des seaux, du savon et de la lessive, et les volontaires du Croissant-Rouge dispensent des conseils d'hygiène aux familles. Le CICR a également fourni des médicaments aux centres de santé installés dans les camps par le Croissant-Rouge.
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Une équipe du CICR venue de Peshawar s'adresse aux hommes du camp de déplacés de Wari 1 (Dir) afin de les informer sur les activités et les modalités de travail de l'institution. La bonne compréhension du CICR par les populations déplacées est essentielle à l'acceptation de ses équipes et de l'aide apportée.

