Sri Lanka : les multiples facettes d'un conflit qui perdure
06-06-2008 Collection de photos
À Sri Lanka, le conflit armé qui oppose depuis 25 ans les forces gouvernementales et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) a eu de lourdes conséquences pour l'ensemble de la population civile sur le plan humanitaire. Au fil des ans, d'innombrables personnes ont abandonné leur maison, notamment dans les zones touchées par les combats, à savoir dans le nord et l'est du pays, et des familles ont été dispersées. Le CICR s'efforce d'améliorer les conditions d'existence des populations touchées de part et d'autre de la ligne de front, notamment les personnes déplacées, les blessés, les malades, les familles dispersées et les détenus.
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Omanthai est un point de passage vital entre le nord et le sud du pays. Il permet aussi la circulation des ambulances qui transportent des patients vers des centres de santé du sud. Un délégué du CICR observe un officier de l'armée qui inspecte une ambulance avant de la laisser continuer sa route.
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Ces femmes et ces enfants ont dû abandonner leur maison dans le nord de Sri Lanka et vivent aujourd'hui dans le camp de Kalimoddai, près de la ville de Mannar, dans l'ouest du pays. Le CICR a construit plusieurs centaines d'abris de secours dans ce camp.
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La vie est difficile pour les familles des soldats détenus par les deux parties au conflit. Ici, un délégué du CICR apporte un message Croix-Rouge à la mère d'un membre des forces navales sri-lankaises qui a été capturé en novembre 2006. Les messages Croix-Rouge sont souvent le seul moyen de communication entre les détenus et leur famille.
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Le conflit a contraint d'innombrables personnes – Tamouls et Cinghalais – à quitter leur maison. Cette fillette vit dans un camp pour personnes déplacées près de la ville de Kebitigollewa. Le CICR a fourni des abris d'urgence à plus de 500 familles lorsque le camp a été construit en juin 2006.
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À Sri Lanka, il n'existe qu'un seul point de passage entre les zones contrôlées par le gouvernement et celles aux mains des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), à Omanthai. Le CICR veille à ce que la population et les marchandises puissent traverser « les lignes » sans encombre. Chaque jour, des centaines de personnes, y compris des commerçants, franchissent les lignes à cet endroit.
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L'Hôpital universitaire de Jaffna est le principal établissement sanitaire de la région. En raison de la pénurie de spécialistes dans certains domaines, le CICR organise un vol deux fois par semaine pour transférer des patients qui ont des besoins spécifiques vers des hôpitaux de la capitale, Colombo.
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Certaines régions de Sri Lanka sont infestées de mines, en particulier la péninsule de Jaffna dans le nord du pays. Le CICR apporte son soutien au Centre Jaipur de réadaptation physique, qui offre aux patients des appareils orthopédiques, des séances de physiothérapie et des possibilités de microcrédits pour ceux qui souhaitent monter leur propre entreprise.
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Le conflit qui déchire Sri Lanka depuis de longues années a porté un coup dur à l'économie, en particulier dans les zones les plus touchées, à savoir dans le nord et l'est du pays. Le CICR soutient divers projets générateurs de revenus, comme celui-ci sur l'île de Velanai (péninsule de Jaffna), qui a pour but de former les jeunes aux métiers de maçon et de menuisier.
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En tant qu'intermédiaire neutre, le CICR transfère les dépouilles des combattants tués au combat à travers le point de passage d'Omanthai situé entre les zones contrôlées par le gouvernement et celles aux mains des LTTE. Ici, des collaborateurs du CICR sont venus chercher des dépouilles de combattants dans le principal hôpital de Trincomalee, afin de les transporter à Omanthai.
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Le CICR aide également les personnes déplacées en leur fournissant des articles d'hygiène et ménagers de première nécessité, des produits de soin pour bébé et des colis alimentaires complémentaires, comme ici, près de Trincomalee, sur la côte est de Sri Lanka.

