Le CICR en Algérie
29-10-2010 Introduction
En Algérie, le CICR s’emploie principalement à visiter les personnes privées de liberté, à évaluer leurs conditions de vie et le traitement qui leur est réservé, et à obtenir des améliorations s'il y a lieu. Il aide aussi le Croissant-Rouge algérien à rétablir le contact entre les membres des familles dispersées et apporte son concours aux autorités pour la promotion du droit international humanitaire.
Le CICR est présent en Algérie, avec quelques interruptions, depuis la fin de la guerre d’indépendance en 1962. Sa principale activité dans ce pays a toujours consisté à visiter des personnes détenues pour des motifs liés à des événements politiques ou militaires. Il se rend à cet effet régulièrement dans les prisons, les postes de police et les gendarmeries. À la suite de ces visites, il remet aux autorités concernées un rapport confidentiel dans lequel il formule, s'il y a lieu, des recommandations visant à améliorer les conditions de détention et le traitement réservé aux détenus.
Le CICR a intensifié son activité de visites aux personnes en détention préventive dans des lieux relevant des ministères de l’Intérieur et de la Défense, et a de ce fait développé son dialogue avec le ministère de la Justice sur les conditions de détention dans de tels lieux et le traitement qui y est réservé aux détenus. Parmi les détenus, le CICR accorde une attention toute particulière à la situation des femmes, des mineurs et des ressortissants étrangers. En 2009, il a visité plus de 18 600 détenus en Algérie.
Le CICR s'occupe également de la question des ressortissants algériens détenus à l’étranger ou vivant dans des pays touchés par un conflit armé, en apportant un soutien aux activités de rétablissement des liens familiaux réalisées par le Croissant-Rouge algérien. Les familles peuvent échanger des messages Croix-Rouge avec leurs proches détenus à Guantanamo (que les délégués du CICR visitent), et téléphoner à leurs proches détenus au Liban.
Les autorités algériennes ont intensifié leurs efforts d’intégration du droit international humanitaire (DIH) tant dans la législation nationale que dans les formations militaires, ainsi que de promotion de ce droit. Le CICR coopère avec les autorités, à qui il dispense des conseils techniques et offre son expertise. Il fait des exposés à l’intention de publics clés tels que les fonctionnaires, les futurs juges, les instructeurs militaires, les élèves officiers, les membres du parlement et les professionnels de la santé.
Le CICR s’emploie par ailleurs à développer son activité de sensibilisation de la société civile, notamment par l’incorporation du DIH dans les programmes universitaires et une plus grande coopération avec les institutions et chefs religieux influents, ainsi qu'avec les médias.
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