« Des personnes sont prises dans les feux croisés, des hôpitaux et des ambulances ont été touchés par des tirs d'obus et plusieurs travailleurs humanitaires ont été blessés alors qu'ils évacuaient des victimes. La violence qui prévaut empêche le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de mener ses activités dans la région », a déclaré Jacques de Maio, chef des opérations du CICR pour l’Asie du Sud.
Selon le CICR, la population terrifiée a besoin de protection, de soins de santé et d'une assistance de base.
Quelque 250 000 personnes sont prises au piège sur un territoire d'une superficie de 250 km2, qui est aujourd’hui le théâtre de violents combats. Elles n'ont pas d'endroit sûr où se réfugier et ne peuvent pas fuir.
« Une fois le calme revenu, si les civils ne bénéficient pas d’une protection et si le droit international humanitaire n’est pas respecté en toutes circonstances, nous pourrions déplorer d’innombrables victimes, ainsi qu’une situation humanitaire terrible, a ajouté Jacques de Maio. « Il est grand temps de prendre des mesures décisives et d’empêcher davantage d’effusions de sang ; le temps presse. »
Le CICR appelle de toute urgence les deux parties à permettre aux civils voulant quitter la zone de combat de leur plein gré à le faire en toute sécurité, et à les y aider.
Le CICR est déterminé à rester aussi longtemps que possible dans la région de Vanni, mais les parties doivent respecter sa présence et ses activités. Il faut que l’assistance humanitaire puisse être acheminée dans la région, et que les travailleurs humanitaires et les bâtiments qu'ils occupent soient protégés et ne subissent ni pilonnages ni pillages, comme l'exige le droit international humanitaire.
Il est demandé instamment aux deux parties d’épargner la vie de ceux qui ne participent pas directement ou ne participent plus aux hostilités. Des centaines de blessés ont besoin de soins de toute urgence et doivent être évacués vers l’hôpital de Vavuniya, situé dans la zone contrôlée par le gouvernement.
Seule organisation humanitaire internationale à être restée, de manière permanente dans la région de Vanni ces quatre derniers mois, avec l’accord des deux parties, le CICR continue à venir en aide à ceux qui en ont besoin, en coopération avec la Croix-Rouge de Sri Lanka.
Informations complémentaires :
Carla Haddad Mardini, CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 05 ou +41 79 217 32 26
Sarasi Wijeratne, CICR Colombo, tél. : +94 11 250 33 46 ou +94 773 1588 44