« Le soutien que lui ont apporté de nombreux États lors de l’Assemblée générale des Nations Unies est rassurant. Nous sommes convaincus que cette Convention sera rapidement largement ratifiée et qu’elle sera appliquée par les États dans le monde entier » déclare Jakob Kellenberger, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Aujourd’hui, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. C’est la première fois qu’un traité international demande aux États d’ancrer le crime de disparition forcée dans leur législation nationale ainsi que de poursuivre et de punir les auteurs de tels crimes.
La Convention proscrit la détention secrète et exhorte les États à placer tous les détenus dans des lieux officiellement reconnus, à établir et tenir à jour des registres officiels et des dossiers détaillés de tous les détenus, à permettre à ceux-ci de communiquer avec leur famille et leur avocat et à donner accès aux lieux de détention à toute autorité compétente habilitée par la loi.
Toutes ces mesures sont essentielles pour prévenir les disparitions forcées et réduire au minimum le risque de torture et de mort. La Convention établit également le droit des familles à connaître le sort de leurs proches et l’endroit où ils sont détenus.
Le CICR insiste constamment sur les mesures mentionnées lorsqu’il visite des lieux de détention et se félicite de leur incorporation dans la nouvelle Convention.
Informations complémentaires :
Antonella Notari, CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 82 ou +41 79 217 32 80