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Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
17-08-2004    
Aider à rétablir la dignité des blessés de guerre
En août 2004, le programme de rééducation physique du CICR célèbrera son 25e anniversaire : un quart de siècle d’existence, au cours duquel il aura permis à des centaines de milliers de personnes de retrouver leur dignité et de se réinsérer dans la société. Autre succès notable : l’adoption de la technologie d’avant-garde mise au point par l’institution par nombre d’autres organisations.

Addis Abeba. Centre de réhabilitation orthopédique soutenu par le CICR. Atelier de fabrication de prothèse.©CICR/réf. et-e-00066

Dans les années 70, l’emploi croissant des mines terrestres antipersonnel a entraîné une augmentation du nombre d’amputations parmi les blessés de guerre – phénomène dont le CICR a commencé à rendre compte sur la base des cas observés dans les hôpitaux du Pakistan et du Cambodge.

Les victimes d’accidents dus aux mines ou à d’autres munitions non explosées supportent longtemps encore après la fin des hostilités les conséquences des horribles blessures qu’elles subissent. Les blessés par mine, qu’ils soient militaires ou civils, se retrouvent en effet dans la même situation de devoir lutter pour reconstruire leur vie et lui donner une nouvelle orientation. Surtout que dans les régions déchirées par la guerre ou se relevant d’un conflit, les exigences des amputés ne constituent pas toujours une priorité ; et, à supposer que ce soit le cas, le manque de moyens fait qu’il n’est pas toujours possible de satisfaire leurs besoins en prothèses ou en orthèses.

« La survie des blessés de guerre est toujours au premier rang des priorités », explique Theo Verhoeff, chef de l’unité orthopédique du CICR. « Il est cependant également important de rétablir la dignité des victimes et de leur offrir les meilleures chances de reprendre une part active dans la société. »

Ce sont ces impératifs qui, en 1979, ont incité le CICR à créer son propre programme de rééducation physique.

Débuts modestes

L’Angola et l’Éthiopie ont été les deux pays à accueillir les premiers projets orthopédiques. Ceux-si se sont rapidement développés par la suite, au fur et à mesure que le phénomène des mines gagnait de l’ampleur, jusqu’à atteindre 87 projets dans 36 pays.

Pendant 25 ans, plus de 300 000 personnes ont été appareillées de prothèses et/ou d’orthèses et un nombre encore plus important de patients ont reçu des soins de physiothérapie. En outre, plus d’un quart de million de paires de béquilles et 15 000 fauteuils roulants ont été distribués à des amputés indigents.

En 25 ans d’existence, le programme a connu de nombreux changements. Au début, le CICR avait principalement recours aux services de personnel expatrié alors qu’aujourd’hui, ce sont des collaborateurs locaux qui accomplissent le gros des tâches, sous la supervision d’expatriés. La formation d’orthoprothésistes locaux fait elle aussi partie intégrante du programme.

Les cours sont organisés conformément aux recommandations formulées par la Société internationale de prothèses et d'orthèses (International Society for Prosthetics and Orthotics – ISPO), et en étroite coopération avec les autorités sanitaires nationales compétentes.


Innovations technologiques

L’histoire du programme est jalonnée d’avancées technologiques, notamment en ce qui concerne les matériaux utilisés pour la production des appareils et des composants orthopédiques.

« Au début, nous étions contraints d’employer des matières premières et des composants que nous importions à haut prix, souligne Theo Verhoeff. Puis le CICR a mis au point une technologie basée sur le polypropylène permettant de produire à bas prix du matériel de bonne qualité, sans compter les autres avantages que présente ce matériau : il est propre, léger, bon marché, d’utilisation simple et présente une longue durée de conservation. »

La technologie du CICR a rencontré un tel succès qu’elle a petit à petit été adoptée par d’autres organisations actives dans ce même domaine de spécialisation.

D’ailleurs, lors du XIe Congrès de l’ISPO qui s’est tenu à Hong Kong au début du mois d’août, le CICR a reçu le prix Brian Blatchford, en récompense de ses travaux. Ce prix est décerné tous les trois ans à des personnes ou des organisations qui se distinguent par leurs réalisations originales dans ce domaine.

Assistance à long terme

Si les récompenses sont certes toujours bienvenues, ce sont cependant les victimes qui restent au cœur des préoccupations.

« Une personne amputée est handicapée à vie et doit pouvoir avoir accès à des services de rééducation efficaces pour le reste de son existence, précise encore Theo Verhoeff. Notre tâche est donc de garantir des services de qualité sur le long terme. »

C’est ce défi qui est à l’origine de la création, en 1981, du Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés, transformé en fondation indépendante il y a trois ans.

Celle-ci a pour tâches essentielles de veiller à ce que les centres desquels le CICR s’est retiré continuent à bien fonctionner, de soutenir la création de nouveaux centres dans d’autres pays en voie de développement et d’aider les amputés indigents à accéder plus aisément aux différents services. Cela peut aller de la prise en charge des frais de déplacement, des coûts d’hébergement et de nourriture pendant la période de rééducation physique, à l’appareillage des patients avec des prothèses ou des orthèses.

Beaucoup reste encore à faire

Bien que plus de 140 États aient à ce jour signé le traité d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi et du stockage des mines terrestres, et que, ce faisant, ils se soient engagés à déminer leurs territoires infestés de mines, beaucoup reste encore à faire sur le chemin d’un monde sans mines.

Le fléau que constituent ces armes au même titre que d’autres engins non explosés qui ne font pas la distinction entre combattants et non-combattants, entre hommes, femmes ou enfants rendra nécessaire le maintien du programme de rééducation physique du CICR pendant de nombreuses années encore.

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